Anthropopraxie

Anthropopraxie

Introduction

Au XIe siècle, dans les églises latines avec Pierre Abélard, naissait un style littéraire et un corpus d’écrits appelaient du nom de théologie, qui culmina avec saint Thomas d’Aquin. Ces exercices intellectuels permirent de concilier les écrits des philosophes grecs avec la foi chrétienne. Les neurosciences actuelles remettent en cause cette démarche. Elles montrent qu’il n’y a pas de Raison, mais qu’il a des rationalités individuelles conditionnées par des automatismes biochimiques.

Dans une démarche similaire, l’anthropopraxie, est un mélange de réflexions du frère Jérôme sur le fonctionnement de l’humain orienté vers sa finalité qui est de faire la volonté de Dieu. Pour cela je prends comme fondement de mes réflexions l’Ecriture sainte, la Tradition et la liturgie. J’utilise ce fondement pour éclairer mes connaissances de l’histoire de l’humanité, mon expérience personnel, celles de mes proches et les dernières données des neurosciences sur le fonctionnement du vivant.

Mon premier désir fut que mes recherches ne soient pas de simples objets de plaisirs intellectuels pour intellectuels comme j’ai vu plusieurs disciplines enseignées en milieux ecclésiaux. Si la théologie s’élève vers Dieu pour le connaitre, j’ai pensé plus utile pour connaître le Créateur de m’abaisser vers la nature humaine dans ce qu’elle a de plus mystérieux : sa douleur. L’approche de la souffrance humaine, n’est pas une finalité en elle-même, elle doit nous permettre de nous conduire au bien être. Ce bien-être ou cet être bien, je l’exprimerais par cette racine hébraïque slm, voulant dire aussi entièreté, qui donna shalom, shlama, salam et même je pense salut. Ainsi c’est mon salut personnel, et celui de ceux que j’aime qui est le moteur de mes études.

Il me semble que cette recherche du salut commence à Eden avec le choix entre le primat du bien penser, de la liberté de raisonner et celle du bien faire, de la fidélité au devoir. J’appelle cela la foi. Le primat de la rationalité, par son caractère subjectif et individuel ne permet pas le vrai bien-être. Le primat de la foi, dans le sens qu’il se trouve dans l’évangile, foi du païen Centurion, de l’hérétique samaritain lépreux par son caractère catholique : partout, toujours et pour tous libère l’homme de la subjectivité et lui permet le bien-être.

Evidements toute réflexion a un caractère subjectif. L’on pourra me reprocher que j’oriente l’anthropopraxie selon mon attachement à la forme antique du rite romain. Je m’approche du neuroscientisme affirmant que l’homme n’agit que par automatismes. Comme le précise saint Paul nous n’agissons pas par volonté, c’est-à-dire par notre intellect. Je me distingue du neuroscientisme par l’affirmation que la piété donne à l’homme des automatismes lui permettant une certaine liberté et un réel bien-être.

Principales réalités humaines

La théologie nous montre une dualité dans l’homme : esprit et corps. Pour ma part je recherche dans la Bible les différentes réalités de l’homme : esprit, âme, cœur, intelect, vertu, corps.

Vertu

Et si justitiam quis diligit, labores hujus magnas habent virtutes : sobrietatem enim et prudentiam docet, et justitiam, et virtutem, quibus utilius nihil est in vita hominibus. Sg 8,7.
Et si quelqu’un aime la justice, les grandes vertus sont son ouvrage: car c’est elle qui enseigne la tempérance, et la prudence, et la justice, et la force, qui sont les choses les plus utiles à l’homme dans cette vie.

En français l’on utilise le seul mot force, pour traduire les termes de fortitudo et de vitus. Pour ma part je préfère utiliser le mot force pour fortitudo et le mot vertu pour virtus. Par son éthymologie, vir, homme, l’on peut dire que la vertu est une force viril.

cœur – âme – vertu

Diliges Dominum Deum tuum in toto corde tuo, et ex tota anima tua, et ex omni virtute tua. Mt 22,37
Tu aimera ton Seigneur Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ta vertu.

esprit – âme – corps

Ipse autem Deus pacis sanctificet vos per omnia : ut integer spiritus vester, et anima, et corpus sine querela in adventu Domini nostri Jesu Christi servetur. 1Th 5,23
Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être : l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irréprochable, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ !

Vivus est enim sermo Dei, et efficax et penetrabilior omni gladio ancipiti : et pertingens usque ad divisionem animæ ac spiritus : compagum quoque ac medullarum, et discretor cogitationum et intentionum cordis. He 4,12
Vivante, en effet, est la parole de Dieu, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants, elle pénètre jusqu’au point de division de l’âme et de l’esprit, des articulations et des moelles, elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur.

Environnement

Cette réalité n’est pas nommée explicitement par la Bible. Mais le bon sens nous fait savoir que l’homme dépend de la réalité de son environnement spirituel, social et matériel. L’environnement spirituel comprend les esprits bienheureux, les anges et les démons. Le social correspond avec les autres humains avec qui il est en interaction. Le matériel, va de son apport génétique, à sa nourriture et à son milieu de vie.

Automatismes des êtres visibles et invisibles

Deux expériences m’ont particulièrement interessé celle d’Henri Laborit et celle de Zimbardo en 1971. La première montre avec des rats les automatismes biochimiques des individus vivants fondé sur la fuite de la douleur. La deuxième montre avec des étudiants de Stanford des automatismes des sociétés humaines conduisant aussi à la douleur. Je vois dans le choix d’Adam et Eve à Eden la clé de compréhension du fonctionement des êtres visibles et invisibles. Des paroles tirée de la Vetus latina me firent voir un important mouvement vers la mort dans la Création : Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, n’en mange pas, car le jour même où tu en mangeras, tu mourras de mort. Gn 2-17. Cette mise à mort s’exprime par un des premiers actes de l’humanité lorsque Caïn tua son frère Abel.

Mais je sais que Dieu est infiniment bon et que le fonctionnement des êtres visibles et invisibles ne peut se fonder que sur la mort. C’est dans la patrologie que j’ai trouvé une nouvelle clé sur ce fonctionnement. La Didaché commence par : Il y a deux chemins : l’un de la vie, l’autre de la mort.

Pour approcher la crise de la société occidentale, celle de l’Eglise, celle de la famille catholique européenne, j’ai donc retenu ce que je pense être le premier mécanisme de fonctionnement. Qui s’élève sera humilier, qui s’humilie sera élevé. Que l’on pourrait ainsi résumer : Dieu fait le Ciel et la Terre, pour cela il s’est humilier. Pour se faire homme aussi il s’est humilier. L’homme se doit de faire Dieu. Pour cela il a la voie de la vie ou en s’humiliant il fait Dieu, ou la voix de la mort ou en s’élevant il meurs de mort. Pour s’humilier il se doit de toujours tendre la main à plus malheureux que lui.

Mise à mort

PROJET DE PUBLICATION D’UNE ETUDE SUR LA MISE A MORT
(évidement lors de la publication, je rendrais anonyme certains éléments du texte par respect de ma famille)

Ce temps de confinement fut propice à la réflexion. Voilà presqu’un an, depuis juillet que ma sœur m’a ouvert la porte à un cauchemar. Elle m’a demandé de lui faire une commande sur internet, je fut d’accord, mais lorsque je lui demandais sa carte bancaire elle refusa et prétextât que je devais payer avec la mienne, car un paiement par carte sur internet avait des risques. Cette femme est dotée d’une grande intelligence, sachant discerner le bien du mal. En somme pour elle, je devais prendre pour elle les risques d’un paiement sur internet. Ce n’était pas de sa part un acte d’insouciance, mais un acte de dégradation de ma personne. Devant mon refus non pas de lui rendre service, ni même de prendre un risque, car je sais qu’il n’y en pas, mais de subir un sévices psychologique de sa part, elle évoqua des dons qu’elle faisait à mon association. Dire à un pauvre que l’on va lui réduire ses revenus est aussi un sévices.

Je ne savais pas pour quelle raison, mais je fus prit d’un grand effondrement psychologique. Ce qui était le plus dur pour moi fut que les autres membres de ma famille trouvaient cette situation très banale. En effet cette situation prise à part était banale. Mais elle avait provoqué en moi un grand choc. Depuis je vis mon état de santé se dégradé, une augmentation de ma tension artérielle, une prise de poids et une incapacité de faire les choses les plus élémentaires de ma vie. En septembre j’ai donc décidé de consulter un psychiatre. D’habitude l’on consulte un tel praticien une fois par mois, j’ai besoin de le faire au moins tous les quinze jours et par fois une fois par semaine. Les forts, les puissants, ceux qui disent : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? (Mt 7,22) Ceux à qui le bon Jésus dira : maudits, allez au feu éternel, qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. (Mt 25,41) ceux-là ne peuvent pas comprendre la souffrance du petit qui se fait écraser. Pour eux si le petit souffre, c’est qu’il est faible, c’est qu’il ne fait pas d’effort, c’est qu’il est presque coupable d’être petit.

En décembre j’ai demandé par l’intermédiaire de ma belle sœur qu’elle puisse me faire un chèque car j’étais en grande urgence financière, elle refusa. En janvier j’ai contacté une nièce pour lui demander d’intervenir auprès de la fille du diable. Lui disant que j’étais en grande détresse financière, et très meurtrie psychologiquement et dans l’incapacité de prendre contact avec elle, car elle m’évoquait des terreurs. Une phobie incontrôlable. J’avais précisé qu’entre chrétiens s’il peut y avoir des querelles, celles-ci se résolvent toujours et que tôt ou tard je me réconcilierais avec elle. Maintenant je pense qu’une telle réconciliation est impossible, car elle n’est pas chrétienne. La réponse qu’elle fit à nièce m’a provoqué un grand choc. Elle m’a ouvert les yeux sur la réalité et m’a permis de mieux voir le cours de ma vie de mon enfance à maintenant. Elle lui a dit que je faisais une fraude aux allocations logement, et qu’elle voulait en avoir sa part et que toujours j’ai été un capricieux, et qu’elle a toujours été la seule à s’opposer à mes caprices.

Parlons de suite à la fraude aux allocations logements. Ces allocations sont de 150 €, alors qu’un bénéficiaire du RSA a normalement droit à 250 €. Mais lorsqu’il est en collocation avec une autre personne, la CAF ne demande pas si lui même a payer sa part de loyer, mais demande un justificatif du bailleur pour voir si le loyer a été payé. Elle m’accuse de fraudes aux allocations… Initialement il était prévu qu’elle fasse un don à mon association, supérieur aux allocations, le même montant serait considéré comme commission occulte. Mais maintenant elle veut me faire un don équivalent aux allocations, et exige un reçu fiscal. En somme elle veut faire une fraude fiscale, cela est grave, sous prétexte qu’elle veut sa commission. A un prêtre qui la connaît je lui en ai parlé, il m’a dit : mais c’est incroyable Madame Konstantinoff se comporte un peu comme un malfrat, elle vous dit : je veux ma part du magot.

Elle m’accuse auprès de ma nièce et filleule de fraudes aux allocations, cela a été pour moi un grand choc une grande blessure mais qui m’a ouvert les yeux… Elle a décidé de commencer une querelle sur les fraudes aux allocations, elle est très mal placée pour cela. Oui cela m’ouvert les yeux sur la fraudes aux allocations adultes handicapés qu’elle a effectué pendant des décennies.

Pendant très longtemps j’ai eu une grande considération de ma sœur, et de toute ma famille. Mon rêve fut toujours de devenir riche pour pouvoir aider ma famille. Je voyais cette fille avec ses souffrances de la vie. Elle est née première d’une fratrie comme fille. Ce n’est pas facile, les parents attendent toujours un garçon, même s’ils disent le contraire. Les filles aînées commencent souvent leur vie avec une blessure. Sa chance fut d’avoir un premier frère, et de manifester envers lui un pouvoir de possédance. En psychologie c’est une réaction naturelle d’une fille envers son frère et son père. Ce qui cause des conflits avec la mère. En fait cette fille a toujours eu envers sa mère une haine au point en finalité de la faire mourir. Je m’aperçois maintenant que ce frère fut sa seule raison de vivre. Normalement les petits garçons s’amusent avec les petits garçons, je viens de m’apercevoir que dans mon enfance ma sœur était avec mon frère et moi seul, en état d’exclusion. M’exclure pour cette fille était fondamentale, afin de garder son frère à elle.

Ma chère petite maman m’a raconté plusieurs fois son accouchement. Cela s’est passé pendant l’état de guerre qu’il y avait en Algérie. La naissance devant se faire par césarienne il fallut un convoi militaire pour l’amener à l’hôpital. Au retour, les parents étaient pressés de revenir, ils ont prit un taxi conduit par un français musulman. Ma petite maman m’avait résumé la situation : papa était à la place passager avec sa mitraillette dirigé vers le chauffeur, il lui avait dit : « tu n’a pas intérêt à t’arrêter pour nous faire tuer par des félagas, sinon je tire sur toi » car dans plusieurs cas des pieds noirs furent tués par la collaboration de chauffeurs de taxis. Et ma petite maman de continuer : il me donna son pistolet, et me dis : « s’ils nous arrêtent pour nous tuer, tire sur l’enfant et tire sur toi, ils ne doivent pas nous avoir vivant. Pendant tout le voyage, dans un bras j’ai serré Chantal, et dans l’autre main je n’ai pas lâché le pistolet. » Pour une personnes normale, cela aurait impacté négativement sa vie. Mais cette fille dès sa naissance fut forte, elle a pleinement réussi sa vie dans ce monde, elle avait une prédisposition de prédateur, cela l’a aidé. Je me souviens aussi des tristesses de maman qui me rappelait ses souvenirs du début en Corrèze, elle me disait que sa fille revenait de l’école avec des crachats sur le dos. Ce sont des choses qui marquent, même si cette fille ne voyait pas ce qui lui avait été fait dans le dos. Un élément de trouble psychologique elle était en surpoids on l’appelait Bouboule. Chose qui pour une petite fille et par la suite une jeune fille était traumatisant. Elle a été laissée trop jeune et trop seule pour ses études de médecine lorsque nous sommes parti à Tahiti, je crois qu’elle avait 17 ans. Ce fut l’échec pour cette fille brillamment intelligente. Elle devint infirmière psychiatrique, et suite à un accident du travaille elle devint handicapé. Me rappelant ses symptômes je me dis que ce n’était qu’une très grave dépression ce que l’on appelle un burn out.

Cette fille d’une exceptionnelle intelligence ne supportait pas sa vie d’infirmière ou elle voyait au dessus d’elle des médecins avec des capacités inférieurs aux siennes. Je ne pense pas qu’elle avait simulé, mais elle s’est servi d’un accident du travail pour se lancer dans la fraude aux allocations lui permettant de gagner à peu prêt 4 000 € par mois. Elle a donc fait un séjour à Moissac avec sa mère qui lui a manifesté le plus grand amour qu’une mère peut donner à sa fille. J’ai eu souvent au téléphone ma chère petite maman qui me parlait en pleurant de sa « petite fille ». Cela n’enleva pas dans le cœur de cette fille la haine qu’elle avait envers sa mère.

Très rapidement en vivant sur les revenus de sa mère, ne dépensant que le stricte minimum elle s’est constitué une cagnotte de plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais surtout d’avoir l’image de la faible femme pieuse, ayant de grands revenus, de grandes liquidités en banque et une soit disant santé qui ne lui donnait pas longtemps à vivre. Autant d’arguments pour être un grand objet d’attention de beaucoup. Maintenant, en voyant la perversité et méchanceté qu’elle a eu envers moi, je suis sur qu’elle a fraudé aux allocations pendant des décennies. Elle simulait tous les mois pendant quelques jours une maladie imaginaire. Personne n’a jamais su ce qu’elle avait, elle restait à rien faire dans son lit sans manger. Elle refusait tout traitement. Elle avait trouvait un psychiatre bienveillant pour lui renouvelait ses droits aux allocations. J’ai discuté d’elle avec un psychiatre dernièrement, il m’a dit qu’un malade mental se caractérise par des internements réguliers, des troubles de poids, ou d’alcool, ou de drogue, une mauvaise gestion de ses finances, un désordre dans son lieu de vie. Ce que je lui décrivais ne pouvait être qu’une simulation pour frauder aux allocations adultes handicapés.

Ainsi elle pu s’installer prêt de chez mon frère et sa famille. Je dirais dans une volonté de possédance. Il y avait déjà deux enfants, qu’elle n’appréciait pas. Je me souviens déjà dans les Landes elle m’avait dit que le fils ainé irait en enfer. Je fus effrayé et je lui dis qu’une telle annonce était effrayante. Les deux enfants qui suivirent, elle œuvra pour en devenir la seconde maman, ou peut-être même la première. Comme souvent dans les familles des classes socio-professionnelles moyennes, les deux premiers enfants sont l’objet d’une attention particulière. Les parents font des efforts pour leur faire apprendre des mots, l’on pourrait dire les pousser pour qu’à l’avenir ils fassent des études. A partir du troisième enfant l’on s’aperçoit que ce dernier n’est pas fait pour les études. Pour le troisième enfant, une fille, elle eu donc dans la tête très jeune de faire coiffeuse. Ce fut ma sœur qui s’occupa d’elle. Je me souviens que souvent cette petite nièce disait à sa maman qu’elle était malade, et ne pouvais pas aller à l’école, sa maman lui disait que c’était important d’y aller. Elle allait voir sa tante, qui allait voir le père, qui décidait que la petite fille n’irait pas à l’école. Ainsi la tante œuvrait à saper l’autorité de la mère. Pour le quatrième enfant, un garçon, elle demanda de pouvoir s’en occuper de lui faire l’école à la maison pendant deux ans. Je me souviens de ce petit garçon qui souvent arrivait en pleurant, ce n’était pas un moment de joie pour lui. Les deux enfants suivants purent être élever complètement par leur maman. La tante par la suite fit payer à la dernière fille le fait qu’elle ne fut pas éduquer par elle. La cohabitation qu’elles eurent ensemble à Vichy, au domicile de la tante a pour moi été une vraie honte. Sous prétexte que cette jeune fille ne se soumettait pas corps et âme a elle, elle lui a fait vivre un séjour très malsain. On n’aurait pu s’attendre qu’une fois par semaine, ensemble elles aillent se faire un petit restaurant ou salon de thé, et une fois par mois la tante aurait fait avec sa nièce du shoping. Il n’en fut rien, la tente venait en cachette prendre la nourriture de sa nièce, et fouiller dans ses affaires et allait se plaindre au père que sa fille faisait des dépenses excessives en vêtements. Alors que cette gentille nièce a très bon gout réussissait a s’acheter à très bas prix des vêtements élégants.

Avant je lui donnais toutes les excuses, mais depuis ce que m’a rapporté la nièce qui est intervenue auprès d’elle, je me suis aperçu qu’elle est méchante. Et aussi il y a pas si longtemps, avant les deux premiers mariages de la famille. Ma sœur me répétait que le premier mariage ne marcherait pas, car la future épouse était orgueilleuse. De même pour le deuxième mariage c’était le futur époux qui était un incapable. Mais il y avait comme une jalousie de vielle femme envers de belles jeune fille. Aussi lorsque les futurs mariés ont décidé d’acheter une maison. A cette femme qui a l’équivalent de plusieurs milliers d’euros sur son compte en Suisse, je lui suggéré d’aider ce couple. Elle m’a répondu : cela ne sert à rien car leur couple ne marchera pas.

Fille du diable, menteuse et meurtrière. Ainsi vous pourrez voir tout chrétien qui fait souffrir son prochain. Notre Seigneur en donne la description : Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il n’est pas demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et père du mensonge. Jn 8,44. L’on pourrait ainsi résumer : pourquoi cette sœur chrétienne est fille du diable, parce qu’elle est menteuse, et elle est menteuse car elle dit aimer le Dieu qu’elle ne voit pas et ne pas aimer le frère qu’elle voit, et elle est meurtrière car en aimant pas son frère elle le fait souffrir et en le faisant souffrir elle le tue.

Ce que m’a dit ma nièce qui est intervenu m’a permis de revoir ma vie depuis mon enfance jusqu’à maintenant. Et je me suis rappelé de mon enfance. Le profil psychologique que l’on pourrait faire de moi est incohérent : timide, je restais toujours seul ; colérique, j’éclatais de colère pour des choses bénignes, serviable, c’était moi qui faisait les courses ; actif, je faisais la cuisine et du bricolage. L’on pourrait dire qu’en psychologie, chez les garçons il y a deux profils : celui d’Esaüe l’aîné, et celui de Jacob le cadet. L’aîné est plus fort et actif, il est chasseur, il plait au père. Le cadet est plus réservé, il reste à la maison avec sa mère et fait la cuisine. Bon la Bible nous montre que le cadet se doit d’être discret. Souvenez vous de l’aîné Caïn qui tua son cadet Abel, de l’aîné Esaü qui fit fuir son cadet Jacob, des fils aînés d’Israël qui vendirent leur cadet Joseph, des fils aînés de Jéssé qui oublièrent que leur petit frère David pouvait devenir roi, du frère aîné du fils prodigue qui reprochât à son père sa miséricorde. Nous nous trouvons devons un automatisme biochimique. Tous ces aînés agirent avec certitudes de faire le bien. Je pense quand même, que dans le cas de Caïn, il y a dû y avoir une grande sœur perverse pleine du désir de faire souffrir, qui dirigea le bras de l’aîné sur le cadet. Caïn, comme tous les aînés est moins futé que les cadets, mais il n’était pas méchant. Il fit repentance, pénitence, fut relevé de sa peine de vagabondage et pu fonder une ville et eu une prestigieuse lignée. Heureusement, tout ne se passe pas toujours comme cela, nous le voyons avec les enfants d’Amram. C’est grâce à sa sœur ainé Myriam que son petit frère Moïse sera confié à la fille du pharaon. Et lors de la bataille des Amalécites, Aaron le frère ainé, et Hur époux ou fils de Myriam vont soutenir les mains du cadet. Aaron qui n’eu pas la peur de perdre son rang se vit confirmer autorité familiale par son rang de grand prêtre. Et l’Ecriture sainte lui donne une postérité, alors qu’elle ne le fait pas pour son cadet Moïse. Bon en règle générale les aînés sont dans l’incapacité d’approcher la souffrance des cadets qui pour eux est un caprice, une faiblesse. Et cette négation de l’aîné de la souffrance du cadet n’est que la continuité de la mise à mort de Caïn sur son frère Abel.

Allons un peu en avant dans mon existence. Avant cela je vais évoquer une expérience qui porte sur des œufs de goélands : [Noguera – Velando 2019]. Des œufs à qui on leur fait entendre des enregistrements de cris de peur des parents signalant un danger. Les oisillons écloront avec retard, avec des spécificités physiques réduites et des attitudes craintives. Pour ma part, ma chère petite maman avait vécu à l’époque ou des prêtres disaient que l’âme de l’enfant apparaissaient plusieurs semaines après la conceptions, et ainsi pouvaient justifié des fausses couches provoquées. Ma chère maman souvent me disait, sans malice, avec un grand sourire et plein d’affection : toi tu es tenace, pendant que je te portais, j’en ai soulevé des armoires pour te faire partir, mais toi tu as tenu bon. Oui en effet j’ai tenu, mais il est certain que j’ai gardé des séquelles, ce qui explique mon physique chétif et mes attitudes craintives de mon enfance. J’avais une prédisposition de proie, cela n’a pas aidé. A sa naissance, l’aîné reçu les prénoms de Eric, Gimes, Nicolas, ceux du père et du grand-père, le cadet ceux de Thierry, Serge, celui de l’oncle par alliance.

Comme par malheur, je suis né le troisième d’une fratrie de trois enfants, c’est souvent le plus mauvais rang. C’est pire que d’être enfant unique, on devient l’exclus qui voit les deux autres s’amuser et ne pas partager avec eux. Déjà saint Augustin disait que le monde des enfants était cruel. Il existe maintenant de très nombreuses d’expériences de cyberball [Williams 2009] consistant à faire jouer des jeunes chacun sur un ordinateur à un jeu de balle. Le programme au bout de quelques minutes prend la main et fait croire à un participant que ses partenaires de jeu ne veulent plus lui passer la balle. Nous voyons ainsi que l’ostracisme, l’exclusion, la mise en solitude, en réclusion est une grande cause de douleur. Une vidéo montrera à ceux d’entre vous qui ont du cœur de voir la souffrance causée par l’exclusion. Des moralistes pourront dire que ce jeune manque de force de caractère et devrait prendre sur lui-même. Que les joueurs ne sont pas tenus à le faire jouer avec eux. Mais lorsque nous entendons Notre Seigneur dire : Mon âme est triste jusqu’à la mort, nous oublions la suite, que l’on traduit pas : restez ici, demeurez ici, qui se dit en latin : sustinete hic. Le premier terme appel à une aide active, de défense, le deuxième terme demande une présence, comme un appel : ne me laissez pas seul.

Bien que je n’ai eu que du réel respect et de l’affection pour mon frère et ma sœur jusqu’au moment de ce que m’a rapporté ma nièce, je n’avais pas de bons souvenirs de mes relations avec eux dans mon enfance. Bon les relations que nous avions toujours eu sont les mêmes que maintenant, ils ne s’intéressent pas à ce que je fait, je peux les voir se parler en direct ou téléphoner ou se déplacer pour se voir, mais ils ne le font avec moi, sauf exception.

J’ai eu aussi de mauvais souvenirs, les plus anciens c’est dans mon enfance, je cachais mes bonbons, et ma sœur les cherchait et venait me les prendre. Cela me faisait souffrir et pleurer, c’est peut-être à ce moment que son plaisir de m’imposer des sévices devint un automatisme pour elle. Un autre souvenir qui me resta gravé. Lorsque nous avions quitté la France pour aller en Guadeloupe, j’ai gravé le souvenir de ma sœur et de mon frère me tirant sur une plage pour me mettre à l’eau, je pleurais, criais, eux ils riaient, depuis je n’ai jamais supporté de me baigner dans une plage ou une piscine. Maintenant je suis sur que c’est la sœur qui avait amené mon frère à faire cela. Les années passant, la méchante petite fille s’est transformée en perverse femme cruelle. Sa stratégie fut les petits coups d’épingles plus efficace que les coups d’épée. Et elle s’est déchainée sans retenue à la mort de mon cher papa. Plein de souvenirs, livres, coquillages… dont je tenait furent jetés. C’était encore un acte de mise à mort, car nier son prochain c’est le tuer. Cela commença par la vente de la maison, je n’avais pas eu le temps de me déplacer chez le notaire, ni le temps de faire une procuration. La maison fut vendue pour en acheter une autre à ma chère petite maman. Cette maison fut aussi vendue, et tout l’argent se retrouva sur le compte de ma sœur. Une fois, plein de peine dans mon cœur, par malheur j’ai voulu avoir une explication, l’on m’a répondu : c’est ca, tu va nous faire un procès. Je suis une personne de devoir, ce que cette femme n’est pas, et jamais je ne ferais le moindre procès à ma famille.

Il y a eu le rouleau de pièce de 10 francs en argent que collectionnait mon cher papa, deux ou trois fois dans ces décennies je les ai demandé, l’on m’a dit que cela avait disparut. Et ce n’est qu’il y a un an de cela que j’ai appris que ces pièces étaient toujours présentent. On appelle cela un mensonge, le propre du diable. En allant au Tchad j’avais fait une crèche en ébène, c’était une véritable œuvre d’art, pour assouvir son plaisir de faire souffrir, cette fille du diable l’a jeté. Une fois dans les Landes ma deuxième nièce vient me voir pour me montrer un de mes albums de timbres qu’elle avait trouvé jeté dans la poubelle. Cela m’a particulièrement meurtri lorsque je me suis aperçu que tous les autres avaient disparus. Ces albums ne prenaient pas de place. Mais chaque timbre avait une histoire, souvent lié à mon cher papa qui me l’avait commandé ou apporté avec fierté de sa part car la philatélie était un de ses rêves d’enfant qu’il n’avait pas pu faire. Cette chère nièce eu de la compassion devant ma souffrance, de même que la toute petite nièce à l’époque. Mais il m’a semblé que pour certains membres de ma famille je faisais un caprice sur un sujet qui n’en valait pas la peine. Je ne peux pas me souvenir de tout ces vols, je ne parle pas de ceux dont je ne me suis pas aperçu, mais j’ai en mémoire les derniers.

Mais avant de vous en parler je parlerais de la mort de ma chère petite maman. Une personne qui dès l’enfance souffrit de n’avoir connu ni sa maman ni son papa. Elle n’avais pas connu de vie de famille, et par cela avait peut-être des déficiences dans l’éducation de ses enfants. Elle m’aimait, je l’aimais, je c’est pour cela que je n’ai vu en elle aucune déficiences. Maintenant je me souviens que plusieurs fois à mes retours de mes longues absences je retrouvais dans un état très dégradé maman qui était mise au soins de sa fille. Mon retour lui faisait faire de spectaculaires remontées. Longtemps j’ai pensais que c’était sa joie de me revoir. Maintenant je suis sûr que ses dégradations d’état étaient le fait d’une stratégie criminelle de sa fille. Le plus cruel se fit à Vichy, je pensais au début que la cohabitation des deux posée problème. J’avais trouvé une solution en confiant ma chère maman à un couple d’ami, Eric ancien aide soignant et Samira chrétienne égyptienne travaillant comme auxiliaire de vie. J’ai amené maman chez eux, mais une fois parti la fille du diable est allait recherchait sa proie. Pour elle la cohabitation ne posait pas de problème, bien au contraire elle permettait d’assouvir ses pulsions criminelles. Je me souviens de mes brefs passage à Vichy, de moments cauchemardesques. Le matin j’étais couché et l’infirmière passait pour faire prendre sa douche à maman. Après systématiquement l’infirmière disait à maman qu’elle allait l’habiller, et ma sœur arrivait avec voie mielleuse de bigote et disait à l’infirmière que c’était elle qui allait le faire. Une fois l’infirmière partie, l’indigne fille s’en allait et laissait sa mère toute seule assise au milieu du couloir à moitié nue. J’entendais ma chère maman dire : Chantaaaaaal, Chantaaaaal, s’il te plait vient m’aidé, elle répétait plusieurs fois cela. Ces des suppliques déchirantes, la fille du diable les écoutait, elles devaient lui causé de grandes joies. Alors je me levais, et j’habillais ma chère maman, et la fille du diable venait et me disait : il faut la laisser s’habiller toute seule, elle fait exprès. Après avoir assisté plusieurs fois à cela j’ai demandé aux infirmières de ne pas partir sans que ma chère maman fut habillée. Elles me dirent qu’elles aussi avaient remarqué ces maltraitances mais elles devaient se plier à ordre de ma sœur. C’est pour cette raison que j’ai contacté l’Epad de La Palisse pour qu’ils l’acceptent le plus rapidement. Je leur avait demandé de contacter les infirmières pour constater qu’il y avait urgence, car il y avait maltraitance. Une fois en maison de retraite, chaque fois que je passais la voir avec ma sœur, cette dernière refusait de monter voir sa mère dans sa chambre, elle préférait rester dans la voiture. Du témoignage du personnel soignant ce qui caractérisait ma chère petite maman, c’était sa gentillesse et son sourire. Telle était la vraie nature de cette petite maman qui fut tuer par la longue mise à mort faite par sa fille.

Après le décès de ma chère petite maman, une fois je suis revenu à l’appartement de Vichy dont j’étais dans le bail. Il y avait quand même quatre chambre et une grande cave. Elle était la seule à y vivre. Elle me fit enlever toutes mes affaires. En partant, dans la rue je vie une de mes amies qui voyant la voiture chargée me dit : votre sœur vous a fait faire votre paquetage, elle ne vous pas permis de laisser le moindre bouton de guêtre. Elle ne me permis pas de laisser le moindre linge de rechange. Bien qu’il y avait deux salles de bain, je dû enlever mon rasoir et avec la mousse à raser. Elle me fit passer devant plusieurs étagères et me montra des livres et autres objets en me disant sèchement : n’oublie pas cela. Elle conduisit à la cave et me fit enlever le moindre objet m’appartement. J’ai obéi, cela me faisait souffrir, mais elle avait programmé mon cerveau à lui obéir, comme elle l’a fait pour plusieurs membres de sa famille. Tout était là, sauf évidement un des livres que je tenais le plus : Je vous salue Marie, de Ida Bohatta-Morpurgo, avec de magnifiques illustrations. Ma sœur savait très bien que je tenais particulièrement à ce livre. J’avais même scanner les gravures, je voulais en faire une édition d’art, j’avais demandé à ma chère belle sœur de me faire des enluminures. Celle-ci m’en avait fait deux exemplaires différents sur du papier de luxe. Mais ces deux exemplaires aussi ont disparus.

Lorsque je suis arrivé à La Fantaisie le début du séjour c’est bien passé. Et l’hiver est venu, je n’avais pas gardé les moyens de m’acheter du bois. A 55 ans étant cardiopathe, cela n’est pas du meilleur effet. Je souffrais vraiment du froid. Je sais qu’à un moment mon frère s’est posé la question de savoir s’il fallait me passer du bois. A ce moment ma sœur lui déclara qu’il ne fallait surtout pas le faire. Car je possédais sur un compte bancaire caché plusieurs dizaines de milliers d’euros mais que je ne voulais pas les utiliser. Ceci fut un mensonge conscient dans le but de nuire. Elle qui a de très bonne connaissance médicale, elle qui est très frileuse, le fait de laisser son petit frère dans le froid alors qu’il a des problèmes cardiaques, cela est un acte criminel. Malgré ces souffrances, j’étais heureux d’être dans cette maison avec ma chère famille. Il est à noter que cette propriété est d’une rare beauté. Au bord d’une route ou peu de voitures passent, en pleine campagne, une vue d’une grande prairie avec au fond une forêt, tous mes amis ayant visité cette propriété furent étonnés de sa beauté. Tout le monde dans la famille y vivait bien et y était fier d’y demeurer. Mais cela changeât, ma sœur me voyant heureux dans cette maison familiale, cela lui est devenu insupportable. Elle savait que mon frère est un homme bon, et ne me chasserait pas de cette maison. Quelques temps après mon arrivé j’ai entendu mon frère dire qu’il se trouvait mal dans cette maison alors que je l’y avait vu heureux. J’en ai parlé à ma sœur qui me dit qu’en effet cette maison était surement maudite et que les propriétaires précédents y avaient dû faire des actes très mauvais. Pourtant cette maison fut bénite par un prêtre de la Fsspx. Et je vis mon frère et mon neveu manifester de plus en plus de mal-être dans cette maison. Maintenant mon frère a décidé d’installer sa famille à Vichy, pas trop loin de l’appartement de ma sœur. En tant que catholique rien de rationnel ne peut expliquer la phobie d’une maison qui aurait était bénite par un prêtre et consacré à la Sainte Vierge. Maintenant le seule explication que j’ai, serait que ma sœur ai amené à penser que cette maison est maudite. Pour elle, la grande beauté de cette maison ne compte pas, de la même grande somme d’argent qui a était dépensé, les sacrifices de toute une vie de travaille et d’économie de mon frère et de son épouse ni même l’unité de la famille. Ce qui prime pour elle c’est la mise à mort de son frère cadet.

J’avais un missel de fidèles, j’y tenais particulièrement car il m’avait été passé par un ami qui depuis est décédé. Ma sœur avait déjà un missel, elle avait même offert un missel à mon frère et aussi à son premier neveu. Donc l’on peut dire qu’elle ne manquait pas de missel. Un jour je m’aperçois que mon missel avait disparue, vu qu’elle ne pouvait-être que la seule à l’avoir prit. En toute simplicité elle me dit qu’elle l’avait pris, amené à Vichy, laissé à la chapelle ou elle va à la messe le dimanche, et elle ne l’a pas retrouvé. J’ai connu le cas de personne qui par mégarde, et petit indélicatesse s’approprié un briquet ou un stylo. Cela n’est pas le cas. Ce n’est pas par mégarde qu’elle a mis ce livre dans sa valise en partant sans en demander l’autorisation. Mais le laisser dans une chapelle publique elle qui est très précautionneuse, aggrave la situation. Une fois qu’elle c’est aperçu de la disparition du missel, elle aurait dû demander au prêtre desservant la chapelle de faire une annonce ou écrire un mot pour pouvoir récupérer le missel. Ceci ne peut qu’exprimer une ferme volonté de faire disparaître le ce livre de messe. Lorsqu’elle est revenue à La Fantaisie, le minimum de correction aurait été de me prévenir de la disparition du missel. Il fallu que je lui pose la question si c’était elle qui avait prit le missel. Sans la moindre gène, elle me déclara que c’était elle qui l’avait prit, laissait sur un banc à la chapelle et que le missel avait disparut. Pas la moindre excuses, ni même la proposition d’indemnité pour que j’en rachète un autre. Toute autre personne que moi se serais emportais et mis en colère. Pour ma part je me mis à penser au moment au mon vieil ami Roger m’avait remis ce livre pieux qu’il avait reçu en rentrant au petit séminaire. Cela me fit beaucoup souffrir en silence. Cette femme d’une grande intelligence sait bien utiliser ses talents pour faire souffrir.

Lors de son dernier séjour à La Fantaisie, plusieurs choses ont disparus, je n’en retiendrais que deux. Une paire de gants de chantier que ma belle sœur m’avais acheter pour arracher les laitues sauvages qui envahissent le devant de la maison. Je m’en servais presque tous les jours, ça me faisait faire un peu d’activité. J’en étais contant. Je ne suis pas ordonné, c’est un mystère pour personne, en général, une fois utilisé je les laissais sur la terrasse. Mais à l’arrivée de ma sœur pour prendre ses quartiers d’été, ces gants ont disparus. Autre chose, j’avais acheté une machine pour remplir les gélules vides, j’en étais très fier, je lui avait montrer en lui disant qu’elle me permettrait d’acheter des vitamines, du magnésium et autres compléments alimentaires et de pouvoir les mettre en gélules. Ce qui me reviendrais moins cher que de les acheter en pharmacie. Seule ma maléfique sœur a pu faire disparaitre cette machine à remplir les gélules cela dans le but de me faire souffrir, de me déstabiliser d’avantage, de dégrader ma santé psychique et de me voir souffrir et me mettre à mort.

Certains ont des plans de carrière, je pense qu’elle a eu un plan de chasse dans sa vie. Après avoir mise à mort sa mère, elle vas faire de même pour son frère. La troisième personne dans la liste sera sa belle sœur. Elle ne lui pardonne pas de lui avoir prit une partie de l’affection que son frère avait pour elle. Et je pense que la dernière personne qui sera dans ce tableau de chasse sera son premier frère. Elle ne supportera pas que celui-ci lui survive. Dans quelques années mon cher frère aura des problèmes de santés qui seront causés par la manipulation psychologique que lui fera subir sa grande sœur. Ainsi des familles naissent… ainsi des familles meurs… la règle de survie est de toujours soutenir le plus faible… ne plus le faire c’est courir à la mort…

L’on me dira que rendre publique cette histoire n’est pas chrétien et charitable. A cela je citerais l’Evangile :

Si ton frère a péché contre toi, va, et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire soit réglée par l’autorité de deux ou trois témoins. S’il ne les écoute pas, dis-le à l’Eglise; et s’il n’écoute pas l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. En vérité, Je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié aussi dans le Ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié aussi dans le Ciel. Mt 18,15-18.

 

 

 

 

A mes chers neveux et nièces

 

 

Texte audio en voix de synthèse

 

Lettre à mes chers neveux et nièces,

ans les mois avenir, notre famille va connaître des naissances, une nouvelle génération va apparaître, ainsi va le cycle de la vie. Maintenant je connais le tiercé : le premier bébé par Sigolène et le sympathique JB, le deuxième bébé par Marc et la pieuse Clairinette et le troisième par Maylis et le brave Paul… pour eux cela ne saurait que trop tarder. Si tous, et moi aussi, vont souhaiter que ces enfants soient heureux, je souhaiterais pour ma part qu’ils ne soient pas malheureux. Chers futurs parents, la règle ancestrale est celle-ci : les parents se préoccupent de la réussite de leurs enfants. Mais le Seigneur dans sa grande bonté a voulu qu’il y eu des oncles, et votre pauvre tonton se préoccupe des souffrances que vivront vos enfants. Car en ce monde tout homme souffre, est en douleur, certains le sont plus que d’autres, et certains impose plus de douleur à leur prochain que d’autres. L’être humain est comme Gizmo, son fonctionnement dépendent de règles à respecter. Ces règles ancestralement connues dans l’Ecriture sainte sont actuellement confirmer par les neurosciences.

C’est pour cette raison que je vous fait cette lettre. Vous trouverez pleins d’ouvrages vous expliquant comment éduquer vos enfants pour qu’ils soient heureux, mais pour ma part je voudrais vous transmettre l’esquisse du manuel : Comment ne pas faire souffrir ceux qui vous aiment et faire en sorte qu’ils souffrent le moins possible. Mes réflexions se différencient des écoles de spiritualité qui ont commencé à fleurir au XIIe siècle. Elles sont souvent interprété comme une certaine recherche de souffrance pour faire pénitence. Parfois le principal rôle du supérieur serait de forger l’âme de ses subalternes à la manière du forgeron frappant une épée et la plongeant dans le feu. Pour ma part, j’estime que l’individu, et même un supérieur, doivent œuvrer à supprimer le maximum de souffrances possibles qui peuvent être supprimées. Une fois ces souffrances supprimées, il en restera toujours assez pour faire pénitence. Dans son prologue de sa Règle, saint Benoît nous précise : Dans cette institution, nous espérons ne rien établir de rude ni de pesant.  Mais précise que l’on pourrait aussi y trouver : quelque chose d’un peu rigoureux, qui fût imposé par l’équité pour corriger nos vices et sauvegarder la charité (Règle de saint Benoît 46-48) Ainsi doit s’établir toutes institution humaine, que ce soit un monastère, une famille, une entreprise ou une salle de classe d’école primaire. S’il y a un mot que vous devriez retenir de cette première réflexion c’est celui d’équité. Cette équité, vous allez devoir comme parents, l’imposer pour corriger les vices de vos enfants et sauvegarder la charité entre eux.

C’est à partir de principes trouvés dans l’Ecriture sainte, à partir de mon expérience personnelle, à partir de la souffrance que j’ai observé chez mes prochains, à partir des connaissances que j’ai de l’histoire des civilisation et à partir d’expériences faites dans ce que l’on appelle actuellement les neurosciences, que je vais vous présenter mes réflexions pour la prévention des souffrances de vos futurs enfants.

Dieu fait l’homme, l’homme fait Dieu

Henri Laborit, considéré par certains comme précurseur des neurosciences, défini son travail comme étant de la biologie comportementale. Il observa que les mêmes automatismes d’actions se trouvaient à la fois chez les rats et les hommes. L’on peut dire que le cycle : début, croissance, apogée, décroissance, mort est propre à tout être vivant. Dépassant le domaine d’observation uniquement au vivant je crois qu’il existe aussi des automatismes communs à tous les êtres visibles et invisibles de la création. Ainsi saint Irénée nous décrit un processus d’automatismes commun à l’homme et à l’ange : convoitise, mensonge, mort. Ce processus est aussi décrit par Notre Seigneur lorsqu’il dit : votre père est le diable… Jn 8,44. La prise en compte de ce processus d’automatisme sera importante pour une bonne approche de la souffrance. Mes observations m’ont permis de déterminer un autre processus d’automatismes : choix du prima, approche du plaisir, fuite de la douleur.  Si le choix du prima, permet à la vie de l’homme ne pas être uniquement un mécanisme, son agir est fait en grande partie d’automatismes.

Pour approcher la réalité en tant que telle ou toutes réalités, il faut commencer par le début. Ce début s’exprime par ces simples mots du commencement de la Bible : In principio fecit Deus cœlum et terram. Le sympathique JB qui a l’habitude de lire régulièrement la Bible en latin me ferra part de son étonnement de lire fecit Deus, et non creavit Deus. Je précise que j’ai l’habitude de citer l’Ecriture sainte dans son antique version latine, celle datant d’avant saint Jérôme et qui fut utilisée par saint Cyprien, Tertulien, saint Augustin. Je préfère le verbe faire à créer. Il donne une dimension plus dynamique et continue à l’action de Dieu. Et le Symbole de Nicée Constantinople proclame : factorem caeli et terrae, la traduction de créateur est incorrecte, celle de faiseur ou de facteur est plus juste. Ce verbe de faire est important, car Dieu, aussi se fait chair. Le plus grand des bien-être, l’on pourrait dire la plus grandes des Béatitudes c’est d’écouter le Verbe de Dieu et de le faire : qui verbum Dei audiunt et faciunt. Saint Jacques aussi nous dit : Faites le Verbe, factores verbi, (Jac 1,22) Ce n’est pas seulement en son Verbe que nous devons faire Dieu, Notre Seigneur nous demande de faire la vérité, facit veritatem, Jn 3,21. Nous savons que la Vérité c’est Jésus, c’est Dieu (Jn 18,38) Ces précisions ne sont pas données comme de croustillants détails d’exégèse, mais pour montrer un automatisme de la création : Dieu fait l’homme, l’homme fait Dieu. C’est une condition de l’ordre permettant le bien-être, ou pour revenir à mon vocabulaire primaire, la première condition du plaisir.

L’homme fait Dieu, semble a priori un bien agréable programme et sera exaltant pour certains esprits brillants. Ils penseront que cela consistera à s’élever. Il n’en est rien, si Dieu s’abaisse pour faire le monde, pour faire l’homme, l’homme doit s’abaisser pour faire Dieu. Car quiconque s’élève sera humilié, et quiconque s’humilie sera élevé. Lc 14,11. S’humilier ce n’est pas à se draper d’une fausse vertu d’humilité, consistant en se montrant discret, afin de pouvoir s’élever aux regards des grands. L’humilité est la capacité à l’humiliation. Lorsque Notre Dame dans son Magnificat dit : Quia respexit humilitatem Ancillae suae, il est plus correcte de traduire par : Parce qu’il a considéré l’humiliation de sa servante. Et cette capacité à l’humiliation nous allons la voir dans le jardin d’Edem ou c’est le Seigneur qui se fait humilier.

Terre maudite par tes œuvres

Si pour certains, le serpent de la Genèse, c’est lucifer le premier et plus beau des anges. Pour ma part je ne crois pas qu’un ange portât ce nom commun. En effet on le trouve cité sans majuscule dans l’édition Clementina de la Bible en latin pour parler d’un roi de Babylone. Cet antique dragon dont aussi parlera l’Apocalypse, selon saint Irénée, n’est qu’un ange missionné pour servir l’homme. Cet ange, au lieu de s’humilier pour accomplir son devoir a été pris de convoitise. Le même mécanisme se passa pour Adam qui ne s’humilia pas en servant la terre. Dans le dialogue d’Eden, l’on voit l’homme qui s’élève pour parler au serpent qui lui est supérieur, et le serpent qui s’élève pour parler à l’homme qu’il doit servir. Ce dialogue se fait en cachette du Seigneur, en l’excluant et désobéissant on va l’humilier. De même que Jésus Eucharistie est le plus pauvre et humiliable de l’Eglise, le Seigneur était aussi le plus humiliable du Jardin d’Eden. Nous devons aussi considérer un autre acteur à Eden, c’est la terre qui sera maudite par l’œuvre de l’homme. (Gn 3,17). Lors de l’iniquité de Caïn, le Seigneur lui dit : Et maintenant tu sera maudit par la terre : Et nunc maledictus tu a terra, selon la Vetus latina. Bien que la Clémentine dise : tu sera maudit sur la terre.

Bien chers neveux et nièces, retenez bien cet automatisme de la réalité :  le petit est maudit par l’iniquité du grand, le malheur du petit est la malédiction du grand. Concrètement l’on peut donner comme exemple : la volonté d’égalité du père de famille causera l’injustice dans la famille et le malheur de ses membres, et ce père ne se convertissant pas, pourra se perdre en cette vie ou dans l’autre. Mais cette malédiction du père peut aussi provenir de l’iniquité du prince de la contré dans laquelle il vit. Comme la terre est maudite par les œuvres de l’homme, ainsi la pourriture d’une tête peux corrompre tous les membres d’un corps. Pour cela contentez-vous de faire votre devoir et de ne pas condamné. Dans ce monde marqué par le péché des origines il difficile de connaitre la culpabilité de quelqu’un même s’il commet des iniquités.

Je fais le mal que je ne veux pas faire

Un des grands principes des neurosciences est exprimé par saint Paul : je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. (Rm 7,19) il continu en disant : Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais; mais c’est le péché qui habite en moi. (Rm 7,20) Ainsi ce père de famille parlé plus haut en faisant des iniquités, dans certains cas, ce n’est pas lui qui les fait, mais le péché qui habite en lui.

 

FIN DU TEXTE… A TERMINER… A SUIVRE…

 

« Qedoranniyth : tristesse venant de la racine qadar, signifiant sombre, sans lumière.

arar : malédiction, de manière primaire peut être exprimé comme frappé, l’on pourrait extrapolé par blessé

Choix d’éducation selon le message évangélique

Chers neveux et nièces, qui auraient des enfants, je vous supplie de faire très attention dans la décision de les éduquer selon le message évangélique ou pas. Si vous vous engager de faire une éducation chrétienne, engagez vous à toujours agir selon la justice du Seigneur. Souvenez vous toujours que l’égalité, ce n’est pas la justice, donnez à chacun de vos enfants en toute équité, non pas comme vous avez donné aux autres, mais selon ses besoins. Si vous n’êtes pas capable d’être miséricordieux comme le père du fils prodigue, si vous n’êtes pas capable de savoir que se mettre en colère contre son prochain est un meurtre, si vous n’êtes pas capable de sentir les souffrances des petits décrites dans les Béatitudes, oubliez pour vos enfants toute éducation chrétienne. Ayez toujours au cœur cette image que je vais vous donner : les membres de votre famille sont les anneaux d’une même chaine. Dans le monde, on s’efforce d’éliminer le maillon faible, dans une famille chrétienne l’on s’efforce de renforcer le maillon faible.

L’étude de la biologie comportementale nous montre que les conflits entre individus ont pour finalité la mort du plus faible par le plus fort. Cette mort peut suivre immédiatement le combat ou le suivre dans un temps plus ou moins long. Il en est ainsi même chez ces pacifiques moutons, ou les mâles de plus de trois ans en arrivent jusqu’à la mort. Ceci se voit aussi chez les mâles chimpanzés et même chez certains oiseaux. Chez les bêtes nous voyons ce que j’appelle l’effet lapidation, un groupe tuer un de ses membres, par exemple chez les pigeons, ils vont piquer jusqu’à la mort le plus faible d’entre eux qui a été blessé. Mais en général c’est un mâle qui tue un mâle. Chez les humains nous pouvons voir un mâle tuer une femelle, et parfois une femelle tuer un mâle. Chers futurs parents qui allez devoir arbitrer des conflits entre vos enfants, ayez bien ceci en tête : tout conflit à pour but la mort du plus faible par le plus fort. Lorsque Notre Seigneur dit : Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère, méritera d’être condamné en jugement, il nous dit que la colère est un meurtre. Si vous avez décidé de donner une éducation chrétienne à vos enfants, vous même ne les tuez pas, car trop souvent l’on voit les plus grandes souffrances dans les familles, d’un conjoint à l’autre, d’un parent à un de ses enfants. Le conflit, ou disons le, la mise à mort en milieu catholique est plus cruelle qu’en un autre milieu. Car nous allons nous retrouver dans la configuration du groupe de pigeons qui met à mort son plus faible. Laisser faire le mal, c’est faire le mal. Lors d’un conflit entre un fort et un faible, des deux cotés il y a des pulsions qui altèrent le raisonnement. Mais celui qui assiste doit avoir tout son raisonnement pour prendre position pour le faible. Il est insupportable d’être mise à mort en milieu chrétien, c’est augmenter la violence des sévices de les faire drapé des paroles de charité de l’Evangile. Si vous voyez par exemple une sœur plus forte mettre à mort son frère plus faible vous pourrez vous dire que celle-ci est : fille du diable, menteuse et meurtrière. Ainsi vous pourrez voir tout chrétien qui fait souffrir son prochain. Notre Seigneur en donne la description : Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été homicide dès le commencement, et il n’est pas demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et père du mensonge. Jn 8,44. L’on pourrait ainsi résumer : pourquoi cette sœur chrétienne est fille du diable, parce qu’elle est menteuse, et elle est menteuse car elle dit aimer le Dieu qu’elle ne voit pas et ne pas aimer le frère qu’elle voit, et elle est meurtrière car en aimant pas son frère elle le fait souffrir et en le faisant souffrir elle le tue.

Le désordre naturel réparé par la justice de Dieu

Notre Seigneur nous confirme qu’en lui est accomplie la prophétie : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a conféré l’onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres. (Is 61,1-2) N’oubliez pas aussi, que les flammes de l’enfer sont destiné au diable et à ses démons, mais aussi aux chrétiens qui n’auront pas aidé matériellement les pauvres de l’Eglise se trouvant proches d’eux. Beaucoup d’études des mécanismes de la vie, des automatismes de biologie comportementale et de neurosciences semblent montrer une terrible fatalité de la douleur dans la nature. L’Evangile qui doit être annoncé à toutes créatures est le catalyseur qui va restaurer la nature blessée par le péché. Je vous citerais dans ce texte plusieurs études, mais pour moi celle d’Henri Laborit est la mère de toutes les études de neurosciences car elle porte sur la douleur de l’homme. L’expérience de Stanford est pour moi la sœur aînée de toutes les études de sociologie car elle porte sur le désordre des sociétés humaines. Henri Laborit montre que face à la douleur il y a trois alternatives : la fuite, l’agression ou l’autodestruction. L’Evangile en y ajoute la charité du fort envers le faible. A Stanford, ne fut donner qu’une règle aux étudiants gardiens, de ne pas frapper les étudiants détenus. Leur professeur aurait dû leur rappeler le principe : Cherchez donc premièrement le royaume de Dieu et sa justice Mt 6,33. Royaume de Dieu et justice de Dieu sont la même chose. La justice de Dieu c’est celle de Dieu qui se penche vers l’homme, du puissant qui soutient le faible. Si Dieu s’est donné comme devoir de s’occuper de l’homme c’est pour montrer que dans son Eglise le riche doive s’occuper du pauvre. Si vous n’êtes pas capable de comprendre cela, je vous en prie, n’éduquez pas vos enfants selon le message évangélique. Rien n’est plus insupportable d’entendre évoqué des principes de justice et de ne pas les voir appliquer. Vous imposeriez de réels sévices psychologiques à vos enfants

Dans la Sainte Bible nous entendons le psalmiste dire : pourquoi es-tu triste mon âme et pourquoi me troubles-tu, et Notre Seigneur nous dire : Mon âme est triste à en mourir. Sachant qu’âme en grec se dit psyché, nous voyons qu’en l’homme se trouve une douleur psychologique qui le trouble, comme un élément qui lui est propre et qui lui fait perdre sa maitrise. Ce qui le conduira dans la tragédie de sa vie exprimé par saint Paul : je fais le mal que je ne veux pas faire et je ne fais pas le bien que je veux faire.

Fort de ce principe émis pas saint Paul, avant de vous parler de douleurs que pourront subir vos futurs enfants, que la charité dans votre couple vous rappelle que l’homme n’est pas et n’agit pas selon sa volonté. Saint Paul, saint Pierre et saint Ignace d’Antioche en leur épitres déplorent des manques de charité des premières communautés chrétiennes. Pour votre part ne vous posez pas la question de savoir si vous êtes cause de manque de charité et de douleur pour votre conjoint, la sagesse vous impose de toujours vous poser la question de savoir en quoi vous blessez son âme. Confirmant ces principes tiré de l’Ecriture saint je vous invite à vous penché sur les expériences d’Henri Laborit sur les rats. Nous en tirons cette déduction qu’en cas de douleur se trouvent trois alternatives : la fuite, l’agression et l’autodestruction. L’on peut dire que la seule réponse à la douleur c’est la douleur, celle que l’on s’impose à soit même dans le cas de fuite et d’autodestruction ou celle que l’on impose à l’autre. Une quatrième voix que n’a pas pu observer Laborit sur ces rats, c’est la charité. La encre c’est une douleur et aussi une agression que l’on va s’imposer à soit même.

De manière primaire, en biologie comportementale l’on peut dire que l’individus n’agit que par recherche du plaisir et fuite de la douleur. Dans cette réalité biologique du plaisir l’on peut y mettre le bonheur, la paix, le bien-être, comme pour la douleur l’on mettra la souffrance et le mal-être.

Les scènes de ménages peuvent être considérés comme des éléments ordinaires de la vie de couple. Lorsque la colère est bilatérale, si elle n’est pas au vu et au su des enfants, elle peut être une bonne thérapie. Par contre si elle est unilatérale, elle devient un meurtre. Prenons un exemple de deux hommes qui les samedi soir se retrouvent dans un bar, et à la fermeture en viennent à se cogner dessus. L’on ne peut leur reprocher qu’un trouble à l’ordre public. Mais si ces samedi soir ce n’était qu’un seul et toujours le même homme qui tapait sur l’autre, tombé à terre, immobilisé de terreur, l’on pourrait dire que l’agresseur aurait perdu toute la noblesse de sa virilité. Hélas, souvent dans les couples de notre temps, c’est l’épouse qui joue ce rôle d’agresseur unilatéral, ce qui conduit à des fuites, c’est-à-dire aux divorces. Il existe aussi des cas ou c’est l’époux qui est l’agresseur. Puissiez-vous faire en sorte de ne jamais faire d’agression ou colères unilatérales, j’ai commencé à vous dire que cela était un meurtre. En faisant ainsi je n’ai que fait répéter les paroles de Notre Seigneur : Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras point; et celui qui tuera méritera d’être condamné en jugement. Mais moi je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère, méritera d’être condamné en jugement. (Mt 5,22) Ces divins préceptes sont confirmés par les rats d’Henri Laborit qui face à la douleur, s’ils ne peuvent pas fuir ou agresser voient leur état physique se dégrader, augmentation de la tension, ulcère : éléments de mort prématurée. Encore récemment, une étude de neuroscience de l’université de Genève [Montandon 2020] montre que les personnes gentilles sont plus sujettes à la maladie d’Alzheimer que les personnes agressives.

Un humain est un inné et un acquis. L’inné, c’est la génétique, l’on est ce qu’ont été nos ancêtres, je ne m’attarderais pas sur ce sujet. Pour ce qui est de l’acquis il est important de dire que dans son infinie sagesse le Seigneur a mis des règles communes entre les être invisibles et visibles. Mais aussi des mécanismes communs de fonctionnement entre le coquelicot, le rat et l’humain. Notre acquis commence lors de notre gestation au sein de notre maman. L’on sera mâle ou femelle, prédateur ou proie, dominant ou possédant, ainé ou cadet et bien d’autres spécificités. La première expérience dont je ferais appel, porte sur des œufs de goélands : [Noguera – Velando 2019]. Un œuf est mis à part de sa niché on lui fait entendre des enregistrements de cris de peur des parents signalant un danger. On le remet avec sa niché, il va transmettre cette peur aux outres œufs, et tous écloront avec retard, avec des spécificités physiques réduites et des attitudes craintives. Si l’on extrapole ceci aux humains, l’on peut dire qu’une maman enceinte dont l’enfant en gestation a subi un traumatisme extérieur, peut transmettre les conséquences de ce traumatisme a une autre maman enceinte ayant une gestation normale. C’est pour cette raison, chères futures maman, ayez particulièrement à cœur de vous protéger de tout ce qui pourrait troubler votre paix, évitez peut-être même de rencontrer des personnes ayant des troubles.

Vous serez étonné de ce que j’ai écrit plus haut, que la nature fait, et disons le donc, que Dieu veut, qu’il y ai des prédateurs et des proies. Et cela est ainsi dans le même groupe social : cité, entreprise ou famille. Pour comprendre prenons l’exemple d’un troupeau de brebis. Ce sont des proies, et qui ont besoin d’un berger prédateur pour les défendre. Les pulsions prédatrices du berger sont légitimes lorsqu’elles s’expriment contre les prédateurs qui pourraient venir faire souffrir une de leur brebis, que ces prédateurs soient extérieurs au troupeau ou même faisant parti du troupeau. Ces pulsions prédatrices deviennent meurtrières lorsqu’elles s’expriment pour faire souffrir un membre du groupe, surtout si ce membre est le plus faible. Rien ne peut justifier un tel processus, même si le prédateur déclare que c’est pour forger le caractère du petit qui est trop capricieux, faire ainsi c’est manifester de malsains plaisirs de faire souffrir. Dernièrement je disais à un ami que la spécificité de l’humain sur la bête était que le fort protégé le plus faible. En fait j’avais tort, quelques jours après avoir affirmé cela je lisais une étude sur les chimpanzés [Servais 1993] montrant que le rôle principal du mâle dominant dans un groupe était d’intervenir en cas de bagarre entre deux mâles, et de prendre toujours position pour soutenir le plus faible. C’est là que j’ai eu la confirmation que notre société française était morte, et même que pour la plupart de nos familles catholiques sont mortes car elles ne respectent même plus les règles de la nature qu’ont les bêtes. L’on pourrait voir une échelle défini en cas de conflit entre le fort et le faible : 1. l’on va attaquer le fort pour défendre le faible ; 2. l’on ne fait rien mais l’on dit au faible que ce que lui fait le fort n’est pas bien ; 3. l’on ne prend pas position car le fort a en partie des raisons et le faible des torts ; 4. l’on élève au rang de vertu la méchanceté du fort et demande au faible de se soumettre.

Pour ma part, ma chère petite maman avait vécu à l’époque ou des prêtres disaient que l’âme de l’enfant apparaissaient plusieurs semaines après la conceptions, et ainsi pouvaient justifié des fausses couches provoquées. Ma chère maman souvent me disait, sans malice, avec un grand sourire et plein d’affection : toi tu es tenace, pendant que je te portais, j’en ai soulevé des armoires pour te faire partir, mais toi tu as tenu bon. Oui en effet j’ai tenu, mais il est certain que j’ai gardé des séquelles, j’avais une prédisposition de proie, cela n’a pas aidé. Prenons un autre exemple au sujet de votre tante, ma chère petite maman m’a raconté plusieurs fois son accouchement. Cela s’est passé pendant l’état de guerre qu’il y avait en Algérie. La naissance devant se faire par césarienne il fallut un convoi militaire pour l’amener à l’hôpital. Au retour, les parents étaient pressés de revenir, ils ont prit un taxi conduit par un français musulman. Ma petite maman m’avait résumé la situation : papa était à la place passager avec sa mitraillette dirigé vers le chauffeur, il lui avait dit : « tu n’a pas intérêt à t’arrêter pour nous faire tuer par des félagas, sinon je tire sur toi » car dans plusieurs cas des pieds noirs furent tués par la collaboration de chauffeurs de taxis. Et ma petite maman de continuer : il me donna son pistolet, et me dis : « s’ils nous arrêtent pour nous tuer, tire sur l’enfant et tire sur toi, ils ne doivent pas nous avoir vivant. Pendant tout le voyage, dans un bras j’ai serré Chantal, et dans l’autre main je n’ai pas lâché le pistolet. » Pour une personnes normale, cela aurait impacté négativement sa vie. Mais votre tante dès sa naissance fut forte, elle a pleinement réussi sa vie dans ce monde, elle avait une prédisposition de prédateur, cela l’a aidé.

Beaucoup d’études de sociologie montrent que la vie d’un individu, sa réussite ou ses échecs, sont définis dans ses cinq à sept premières années. Cela par rapport à son milieu de vie, à l’accueil qu’il a reçu, et ce qu’il recevra. Cela commence par le sexe, s’il nait mâle ou femelle, excusez-moi d’utiliser ces termes exprimer des réalités biochimiques. Nous le voyons dans l’Ecriture sainte, les filles d’Adam et d’Eve ont été oubliées par la tradition. Les parents chinois sont plus clairs sur ce plan, lorsqu’à l’échographie ils voient qu’ils vont avoir une fille, parfois ils la font avorter. C’est différent des parents français, qui diront accepter autant un garçon qu’une fille, en réalité ce n’est pas vrai. En toute bonne foi, leur cerveau qui par altruisme leur fait dire vouloir une fille leur ment, ils veulent un garçon. L’honnêteté voudrait que les parents, surtout la mère, lorsqu’ils ont une fille, se disent : « naturellement je considère moins ma fille que mon garçon, donc je dois renforcer mon attention pour elle. » Cela évitera ces étranges conflits entre mères et filles premières dans la fratrie. La mère qui dit qu’elle a toujours aimé sa fille, et celle-ci affirmant que sa mère à une affection moindre pour elle. Cela vient des premières années de vie de l’enfant. Nous voyons des inégalités dans les naissances des enfants. Chez les Apôtres il y eu saint Jean, que Jésus aimait le plus, et saint Pierre qui aimé le plus Jésus. En effet il existe des degrés d’intensité d’amour.

Chers futurs parents, aussi saints et intelligents que vous soyez, ayez toujours la modestie de vous dire que vous ne voyez pas toutes la réalité de vos enfants, et surtout les blessures que vous pourriez leur faire. Ainsi nous savons que les parents sont persuadés traiter de manière équitable leurs enfants, sans faire la moindre préférence. Mais en réalité une étude montre : [Harrel A. 2005] « Physical attractiveness of children and parental… » que les parents préfèrent et porte plus d’attention au plus beau de leur enfant. Une autre étude montre aussi [Saudino K.J. 2004] « Night ans Day : Are Sibling as Different… » que les parents surestiment les différences entre leurs enfants en faisant des erreurs d’analyse. Notamment entre l’enfant le plus actif et celui qui serait timide.

L’être humain est porteur de douleur, et la réponse à sa douleur c’est la douleur qu’il va s’infliger ou infliger à l’autre. Mais hélas arrive un moment ou il peut infliger de la douleur que par plaisir personnel. En tant que parents, vous deviendrez détenteur d’autorité. Et comme le dit bien Étienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, tout détenteur d’autorité est un tyran persuadé d’être un bienfaiteur. Ayez toujours cette réalité à votre esprit. Mais votre devoir d’humain est de toujours accomplir la justice divine. Pour cela mettez-vous toujours à la place de votre enfant en vous imaginant qu’il est en état de douleur et en vous demandant si vous aimeriez que l’on vous traite comme vous traiter votre enfant.

Bien chers neveux et nièces qui allez avoir des enfants je vous rappellerais ce principe trop oublié de nos jours : un enfant a droit à un papa et une maman. C’est vrai, mais pas seulement, le papa doit être un père, souvent de nos jours les papas sont des grands frères, et la maman doit être mère, souvent de nos jours les mamans sont des grandes sœurs. Le papa sera le père du fils prodigue qui accepte son fils comme il est. La maman sera comme Rébecca qui sera privilégier le plus faible de ses fils. Un enfant doit avoir aussi des frères et des sœurs. Mais cela ne suffi pas, l’homme n’est pas fait pour naitre dans une famille nucléaire, il doit se développer dans une famille élargie. Il doit aussi avoir des oncles et des tantes, des cousins et des cousines. Pour cela évité de déménager, Sigolène oublie tout déménagement, Marc, si tu déménage, fait le le plus proche d’Angers. Maylis reste prêt de la famille de Paul qui t’aime comme tu aimes. Vos enfants y verront leurs cousins, et surtout ils seront pour certains proches des tombes de leurs aïeux. Si certains de vos enfants n’auront pas besoin d’être attaché à une terre avec les tombes de leurs aïeux, d’autres en auront besoin pour leur équilibre. Il en est ainsi, les besoins de certains peuvent être incompréhensible pour d’autres.

Le grand Sénèque, auteur latin, écrit : Le premier signe, selon moi, d’une âme bien réglée, est de se figer, de séjourner avec soi. Il dit cela pour montrer les dangers des voyages. Alors évitez de déménager d’un coin de France à l’autre ou pour vous installer à l’autre bout du monde. J’ai été un migrant, dans une famille de migrant. Lorsque j’écoute Georges Brassens chanter : Les copains d’abord, je vois qu’il me manque dans ma vie ces copains que j’aurais connu de la maternelle, au primaire, au collège. Des copains que j’aurais pu aidé et qui auraient pu m’aider tout au long de ma vie. Je sais qu’il en est de même de vous, alors de grâce, permettez à vos enfants de pouvoir toute leur vie avoir ces copains. Si je vous ai dit au début d’avoir dans votre couple une grande charité, permettez-moi de vous dire d’avoir entre vous, frères et sœurs, une grande charité. Il est important que vos enfants aient des oncles et des tantes, des cousins et cousines. Chacun d’entre vous avez des richesses et des pauvretés. Dans les décennies qui viennent, peut-être qu’un d’entre vous, aura moins réussi dans sa vie matérielle que les autres. Votre devoir de chrétiens sera de l’aider. Ne lui dites pas : «  tu as eu autant que nous, tu as choisi ta vie. » Cela est toujours une erreur, il n’y a pas d’égalité entre enfants, et quand bien même il y en aurait, l’égalité est une injustice, l’on se doit d’être équitable plutôt que juste. Et personne ne choisi une vie médiocre de douleur. Bien chers neveux et nièces, ne pas garder entre vous, frères et sœurs une réelle unité de charité, ce sera mettre en danger l’unité de vos enfants avec vous. Et aussi fort que vous auriez été dans votre vie, à son crépuscule vous auriez à souffrir en votre âme des souffrances qu’ont subi vos proches que vous n’avez pas soutenu.

Il y a quelques temps Sigolène me disait qu’elle voulait trois enfants et que JB en voulait deux. Je lui ai dit qu’a mon avis il est préférable d’en avoir deux ou quatre, mais éviter d’en avoir trois. Par mon expérience de par celle de plusieurs personnes en difficulté que j’ai connu, le nombre de trois enfants peut être cause de souffrance du troisième. Souvent les deux premiers enfants se mettent en binôme et excluent le troisième. Pour ma part je ne me souvient pas dans mon enfance de discutions entre ma sœur et mon frère. Les seuls souvenirs que j’ai ce sont des moments de souffrances imposés sous prétexte de plaisanteries. L’expérience d’Henri Laborie montre que la douleur en état de réclusion solitaire, ou pourrait-on dire de nos jours de confinement, provoque une auto-destruction.

Il existe maintenant de très nombreuses d’expériences de cyberball [Williams 2009] consistant à faire jouer des jeunes chacun sur un ordinateur à un jeu de balle. Le programme au bout de quelques minutes prend la main et fait croire à un participant que ses partenaires de jeu ne veulent plus lui passer la balle. Nous voyons ainsi que l’ostracisme, l’exclusion, la mise en solitude, en réclusion est une grande cause de douleur. Une vidéo montrera à ceux d’entre vous qui ont du cœur de voir la souffrance causée par l’exclusion. Des moralistes pourront dire que ce jeune manque de force de caractère et devrait prendre sur lui-même. Que les joueurs ne sont pas tenus à le faire jouer avec eux. Mais lorsque nous entendons Notre Seigneur dire : Mon âme est triste jusqu’à la mort, nous oublions la suite, que l’on traduit pas : restez ici, demeurez ici, qui se dit en latin : sustinete hic. Le premier terme appel à une aide active, de défense, le deuxième terme demande une présence, comme un appel : ne me laissez pas seul.

Bien chers futurs parents vous aurez à arbitrer chez vos enfants les conflits les plus durs, ceux entre les aînés et les cadets. Souvenez vous de l’aîné Caïn qui tua son cadet Abel, de l’aîné Esaü qui fit fuir son cadet Jacob, des fils aînés d’Israël qui vendirent leur cadet Joseph, des fils aînés de Jéssé qui oublièrent que leur petit frère David pouvait devenir roi, du frère aîné du fils prodigue qui reprochât à son père sa miséricorde. Nous nous trouvons devons un automatisme biochimique. Tous ces aînés agirent avec certitudes de faire le bien. Je pense quand même, que dans le cas de Caïn, il y a dû y avoir une grande sœur perverse pleine du désir de faire souffrir, qui dirigea le bras de l’aîné sur le cadet. Caïn, comme tous les aînés est moins futé que les cadets, mais il n’était pas méchant. Il fit repentance, pénitence, fut relevé de sa peine de vagabondage et pu fonder une ville et eu une prestigieuse lignée. Evidement, tout ne se passe pas toujours comme cela, nous le voyons avec les enfants d’Amram. C’est grâce à sa sœur ainé Myriam que son petit frère Moïse sera confié à la fille du pharaon. Et lors de la bataille des Amalécites, Aaron le frère ainé, et Hur époux ou fils de Myriam vont soutenir les mains du cadet. Aaron qui n’eu pas la peur de perdre son rang se vit confirmer autorité familiale par son rang grand prêtre. Et l’Ecriture sainte lui donne une postérité, alors qu’elle ne le fait pas pour son cadet Moïse.

Bien chers neveux et nièces, vous êtes jeunes, et je sens que vous ne pourrez pour l’instant pas approcher ce que je dis. Il vous faudra des décennies de vie et d’expérience pour réaliser l’importance de mes paroles.

PAS ENCORE FINI, A ORDONNER, A CLARIFIER, A SUIVRE…

Crise Unigenitus

La bulle Unigenitus ou Unigenitus Dei Filius est la bulle que le pape Clément XI fulmine en septembre 1713 pour dénoncer le jansénisme. Elle vise plus particulièrement l’oratorien Pasquier Quesnel et condamne comme fausses et hérétiques cent une propositions extraites des Réflexions morales, son ouvrage paru en 1692 et qui continue d’asseoir son succès.

Une crise très grave s’en suivra dans l’Eglise.

En lisant en 1993, l’ouvrage de Jean Dumont : La Révolution française, ou les prodiges du sacrilège, la première question qui me vient à l’esprit fut de savoir comment le peuple de France avait pu en arriver a accepter de tels excès. La réponse : à cause des philosophes des lumières qui ont préparé cette apostasie, ne me convenait pas, car je ne comprenait pas d’ou pouvaient sortir ces révolutionnaires. En novembre 2019 je m’interrogeais sur les sacrilèges dans les églises qui se passaient au Chili, avec la même question de savoir comment le peuple chilien catholique avait-il pu laisser cela. Lors de la monté du protestantisme au XVIe siècle nous avions vu des sacrilèges organisés contre les personnes, les biens et les sacrements catholiques. Mais c’était des actes de guerre perpétré par des troupe de militaires. Aussi bien pour les sacrilèges de la Révolution française que ceux dernièrement perpétré au Chili l’on doit se poser la question de savoir, comment des ennemis de l’Eglise pouvaient agir sans crainte de réaction du peuple catholique. Il serait inconcevable qu’au Maroc un groupe de manifestants décident de bruler le Coran, ou en Thaïlande de briser des statues de Bouddha, ou en Inde de profaner des temples hindous. Ces religions ont une assise plébéienne, ce que le catholicisme n’a plu.

Si la chasse aux plébéiens a commencé dans l’Eglise catholique bien avant le XVIIIe siècle, je situe le divorce au moment de la bulle Inigenitus en 1713. Pour imposer cette bulle à la France, les jésuites usèrent par complot de terreur envers les évêques et prêtres qui appelaient à un concile général pour régler ce problème. Ainsi après avoir instaurer l’absolutisme qui ruinera la royauté en le coupant du peuple, ils ont instauré l’infaillibilisme qui est en train de ruiner la papauté. Après avoir instaurer par la terreur, avec l’aide de la royauté et de la papauté, la bulle Unigenitus, les jésuites se virent être les grand vainqueurs dans l’Eglise. C’est à ce moment que ce produisit le dernier mouvement populaire catholique de l’histoire. Une masse, de tous les pays catholiques, du plébéien au magistrat, exigèrent le renvoie des jésuites de leur nation. Le fait que les princes de ces pays avaient comme confesseurs des membres de la Compagnie de Jésus n’y changeât rien. Cela commença au Portugal, pays pieux par excellence qui en 1749 se libéra de cette lèpre. La France le fit en 1763, l’Espagne en 1767, le pape interdit cet ordre en 1773. Je pense qu’é ce moment c’était trop tard, le mal était déjà fait. Il y avait 23 000 jésuites dans le monde, répartis dans 39 provinces. La Compagnie avait alors 800 résidences, 700 collèges (avec une équipe enseignante de 15 000 personnes). C’est de ces collèges que sortirent pour la plupart des philosophes des lumières. Je pense que la rancune de ces religieux manipulateurs joua un grand rôle dans la suppression du catholicisme dans la société civile.

 

Loin de mettre fin aux divisions de l’Église, cette bulle provoque la coalition, voire la fusion de plusieurs oppositions : gallicane, richériste et janséniste. Face au refus du parlement de Paris de l’enregistrer et aux réticences de certains évêques, Louis XIV cherche à l’imposer par la force.

L’opposition à la bulle se réveille lors de la Régence et en appelle à un concile général. Fleury qui arrive au pouvoir la fait devenir loi du royaume par le lit de justice royal du 24 mars 1730 et continue une épuration du clergé, ce qui attise les oppositions (clergé, parlement).

Archives

Le catholicisme devient-il minoritaire ?

https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Le-catholicisme-devient-minoritaire-2019-12-20-1201067708

Pédophilie dans l’Eglise

Schönborn énonce la réalité choquante de l’abus sexuel clérical

Il avait succédé à Groër et avait écouté longuement les victimes de Groër pendant trois ans. Il avait été «bouleversant de découvrir à quel point les abus sexuels cléricaux sont étroitement liés au sacrement de la réconciliation et de découvrir que cela commence souvent par le confessionnal».

«Benoît XVI a tenté un diagnostic que je ne souhaite pas critiquer mais que je veux simplement corriger en citant quelques chiffres. Benoît est d’avis que les abus sexuels commis par des clercs ont été créés en 1968. Les chiffres pour l’Autriche donnent une image totalement différente », a déclaré Schönborn.

En Autriche, 60% des cas d’abus sexuels commis par des clercs avaient été commis entre 1940 et 1969. Ce nombre était tombé à 27% entre 1970 et 1979 et, depuis l’an 2000, il n’était que de 0,9%.

Biodiversité comportementale

Biodiversité comportementale

Définition : la Biodiversité comportementale, ce sont des réflexions et des exercices de bien-être.

Ce n’est pas un système de pensée, ni une doctrine, ni une thérapie. 

Prérequis de réflexions

A.- Connaissance d’une réalité

La connaissance d’une réalité peut se faire dans deux démarche :

  • Volonté de comprendre (d’expliquer) : dans notre société occidentale actuelle c’est le mode privilégié. L’on veut comprendre, mais de même qu’une bouteille d’un litre ne peut comprendre deux litres de lait, notre capacité de connaissance ne peut pas comprendre beaucoup de réalités. D’ailleurs pour la plupart des individus, très peu se comprennent eux-même.
  • Volonté d’approche (de décrire) : il existe une réalité commune à beaucoup de cultures humaines, c’est le cœur. Voir avec les yeux du cœur, ou entendre avec les oreilles du cœur permet une approche de la réalité.

Il est préférable d’avoir une démarche de connaissance d’une réalité, surtout lorsque celle-ci porte sur un être humain et sa souffrance, par son approche que par une volonté de comprendre. Comprendre, c’est définir, et définir c’est finir.

B.- Causalité et corrélation

L’on pourra objecter que les réflexions de la Biodiversité comportementale n’étant pas fondées sur des causalités, elles n’ont pas de valeur scientifique. A cela l’on répondra que les neurosciences et de nombreuses autres sciences sont surtout basées sur des corrélations.

Exemple :

  • Il n’existe pas de causalité entre le cancer des poumons et le fait de fumer pour les êtres humains, mais un grand nombre de corrélations font le lien entre cette activité et cette maladie.
  • Il n’existe pas de causalité entre les phases de la lune et la croissance des végétaux, mais de nombreuses corrélations tirées des diverses cultures humaines.

Remettre en cause la valeur des corrélations c’est remettre en cause la valeur de la statistique et de toutes les sciences qui reposent sur ces statistiques.

 

Expériences de neurosciences

Automatismes biologiques
Le vivant de la bête à l’être humain agi selon des automatismes biologiques communs. En cas de douleur les possibilités sont : la fuite, l’agression en cas de vie commune ou l’inhibition.

Henri Laborit

Paroisse de Bourbon l’Archambault

Dans ce que l’on pourrait appeler la psychologie sociale, nous connaissons deux expériences, celle de Milgram (1960-1963) montrant qu’un individu peut devenir tortionnaire presque à son insu, par des ordres qui lui serait donné, et celle de Zimbardo (1971), ou un individu ordinaire va inventer des sévices par la liberté qui lui ai donné. Dans le cas de la deuxième expérience, même le psychologue se laisse aller à des excès, mais au bout de 5 jours, une étudiante prend conscience de la gravité de la situation et demande au psychologue d’arrêter, ce qu’il fera. Ces deux expériences me permettent de parler, du cas de la Paroisse de Bourbon l’Archambault. Plus qu’une simple expérience, c’est une réalité que j’ai vécu pendant plusieurs années. Je parlerais de mon expérience dans cette paroisse comme cas contrait, mais je sais n’être pas le seul dans mon cas. J’ai plusieurs témoignages de personnes ayant quitter la pratique religieuse à cause des blessures qui leur ont été causés. Dans cette paroisse, mais aussi dans d’autres paroisse du diocèse, mais aussi dans d’autres paroisses d’autres diocèses. Cette paroisse représente le cas de 80 % des paroisses de France ou j’ai vécu et dont j’ai eu des échos.

La Paroisse de Bourbon l’Archambault est une communauté de chrétiens, soumise à l’Eglise catholique romaine. Lorsqu’un individu s’y rend c’est pour vivre les principes évangéliques du : aimez-vous les uns les autres, et : ne fait pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse.

Pourquoi je vais à la messe à la Paroisse de Bourbon l’Archambault ?

 

Parce que je suis catholique, à ce titre l’Eglise romaine me fait obligation sous peine de damnation éternelle :

  • d’aller à la messe tous les dimanches ;
  • de me soumettre aux autorités ecclésiales de mon diocèse, curé de paroisse et évêque ;
  • de croire que ces autorités sont bienveillantes et œuvres pour mon bien.

Séquestration mentale et sévices psychologiques

Fin du brigandage ?

Chère Madame,

Votre serviteur fait parti des fidèles lecteurs de votre blog. Vos publications sont toujours d’une grande utilité et fiabilité. Dans ce message je vais me permettre d’évoquer un de vos articles intitulé : Le commencement de la fin, paru sur l’excellent journal, Monde et Vie.

Votre article évoque une fin avenir et beaucoup d’observateurs ressentent cette analyse. Depuis un certain temps, fort d’une grande espérance qui se doit au chrétien,  j’évalue une crise majeur à venir. Mon soucis est de me dire, lorsque ce jour arrivera : que devra-t-on dire aux fidèles pour qu’ils ne tombent pas dans une grande déprime et de terribles souffrances ?  Nous sommes à la fin d’un cycle, et en devoir de penser que ce cycle ne peut être ni celui de l’Eglise, ni même celui de la papauté. Dieu par sa sainte Eglise ne peut ni se tromper ni nous tromper. Mais en voyant l’actuel fonctionnement des églises latines l’on est en droit de se demander si à un moment de notre histoire nous ne nous sommes pas trompé. Certains choix du pontife romain, que vous évoquez sur votre blog, de laisser parler et agir certains prélats et d’en faire taire d’autres, sont de pleins actes d’autorité et l’on peut même dire des actes du Magistère romain. Cela dépasse en gravité la crise arienne du IVe siècle. Cette situation serait impensable dans les patriarcats des Russes, Grecs, Coptes, Syriaques, Chaldéens et des Arméniens. Mais il fut un temps où cette situation aurait été impensable dans les églises latines. Des évêques se seraient levé pour protester.

Biais cognitif

Il semblerait que tout soit fait pour qu’aucun évêque ou prêtre en charge pastorale ne se lève pour parler. Il y a un réel biais cognitif pour tout ce qui porte sur la papauté. Nous trouvons dans un message du Forum Catholique, un texte de Mgr Athanasius Schneider qui parle de son attitude envers le Concile Vatican II :

« C’était pour moi une sorte d’ «infallibilisation» inconsciente et totale du Concile (inconsciemment, pas sur le plan théorique) et de toutes les déclarations des papes. J’étais mal à l’aise quand j’entendais des critiques et je n’aimais pas suivre ou étudier ces critiques parce que j’avais peur d’être entraîné dans une direction qui aurait été infidèle à l’Église et contraire à ma dévotion envers le pape. Instinctivement, je réprimais tout argument raisonnable qui aurait pu être l’ombre d’une critique des textes conciliaires.

« À présent, je réalise que j’avais comme « éteint » ma raison ; en effet, une telle attitude n’est pas saine et va à l’encontre de la Tradition de l’Église, comme nous le constatons chez les Pères, les Docteurs et les grands théologiens de l’Église au cours des deux mille ans passés. » (p.116-117)

Les catholiques attachés à la Tradition, victimes de cette situation, font une grave erreur de penser que ce désordre de la pensée occidentale vienne de la deuxième moitié du XXe siècle. L’on peut dire qu’eux aussi furent artisans de ce désordre et firent des victimes au sein de l’Eglise.

Dernièrement dans une lettre commune, le Cardinal Raymond Burke et Monseigneur Athanasius Schneider du 23 septembre 2019 s’étonnent :

il semble qu’il n’y ait plus la possibilité d’un honnête débat théologique et intellectuel, et de l’expression des doutes concernant des affirmations et des pratiques qui obscurcissent et blessent l’intégrité du dépôt de la Foi et de la Tradition apostolique. Une telle situation conduit au mépris de la raison et donc, de la vérité.

Une bonne approche de cette situation pourra se faire en relisant : Les principes formels du christianisme dans le débat œcuménique, du cardinal Ratzinger dans : Les principes de la théologie catholique. Si celui qui sera le futur pape Benoît XVI consacre un tiers de son ouvrage pour parler du débat œcuménique ce n’est pas pour nous louer les vertus du dialogue œcuménique mais pour nous expliquer les fondement de l’Eglise. Au premier millénaire de son histoire les églises d’occident et d’orient sont unies dans leur conception de la vérité reposant sur la catholicité dans le sens de Saint Vincent de Lérins, non pas dans l’unique sens spatiale, universel, mais partout, tout le temps et pour tous. Il semble que nous ayons perdu le sens de beaucoup de mots, dont celui de catholicité. Au deuxième millénaire de leur histoire les églises d’orient continueront de garder le même fondement de la vérité, alors que les églises d’occident la feront reposé de plus en plus sur un seul homme : le pape. Les orientaux ont gardé l’antique conception d’Eglise vu comme sacrement, alors que les occidentaux lui donnent une vision de structure juridique. Dans ce texte il semble que le cardinal Ratzinger se mette dans une attitude d’expectative : attente prudente qui consiste à ne pas prendre parti, en attendant une solution. Il ne condamne pas la position des orientaux et ne déclare pas que celle des occidentaux soit la vraie.

Là où paraît l’évêque… là est l’Église catholique

Personnellement je pense que la réelle fracture entre l’occident chrétien et l’orient chrétien se fait lors de la dernière réforme liturgique du XXe siècle. Cette situation est causée par une fracture datant de bien plus longtemps au sein même des églises latines lors de la controverse des cisterciens contre les clunisiens. Un autre élément de la crise actuelle vient de la suppression du clergé séculier mineur. Saint François de Salle dès ses premières années de pontificat tonsura mille jeunes hommes par an et ordonna prêtres en moyenne cent par an. L’on prétend que ces jeunes se faisaient tonsurer pour toucher des bénéfices et échapper à la justice civile. Une simple réflexion permet de voir le ridicule de cette affirmation. Dans l’Ancienne alliance, un douzième de la population constitué la tribu de Lévis ayant pour mission de soutenir les prêtres. Le clergé séculier mineur permettait un apport important de la plèbe au fonctionnement de l’Eglise. Nous le voyons encore dans certaines églises orientales. Un grand effort fut fait après le concile de Trente pour supprimer cette composante. Bien que ces éléments sont importants à connaitre pour la compréhension de la crise actuelle je ne les développerais pas et préfère passer au fondement de l’église défini par saint Ignace d’Antioche : Là où paraît l’évêque… là est l’Église catholique.

Il fut un temps où pour me présenter en tant que catholique, j’aurai dit être sujet de l’église de Tulle, ou je suis né, et résident dans l’église de Moulins, où j’habite. Maintenant je me contente de dire que je suis de l’église romaine. Les églises particulières de Tulle et Moulins semblent avoir disparues. Le curé de la paroisse où j’assiste à la messe, comme tous les bons curés, cite rarement son ordinaire du lieu, mais presque toujours le pape. Je suis dans un diocèse qui en quelques décennies a connu plusieurs pontifes. L’évêque semble de nos jours un haut fonctionnaire affecté par d’obscurs mécanismes nationaux ou romains au nom du pape. Son inamovibilité de père de son église lui donnait la liberté de parler. Maintenant, comme une épée de Damocles il sait que sans que soit donné la moindre raison, une décision de congrégation romaine pourra lui ôter sa charge. Pourtant Saint Ignace d’Antioche, est clair :

« Suivez tous l’évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres ; quant aux diacres, respectez-les comme la loi de Dieu. Que personne ne fasse, en dehors de l’évêque, rien de ce qui regarde l’Église. Que cette eucharistie seule soit regardée comme légitime, qui se fait sous la présidence de l’évêque ou de celui qu’il en aura chargé. Là où paraît l’évêque, que là soit la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l’Église catholique. Il n’est pas permis en dehors de l’évêque ni de baptiser, ni de faire l’agape, mais tout ce qu’il approuve, cela est agréable à Dieu aussi. Ainsi tout ce qui se fait sera sûr et légitime.
Lettre aux Smyrniotes, VIII

Cette donnée ecclésiologique était même inscrite dans le fonctionnement de la société civile. Pendant au moins huit siècles, de Louis le Bègue à Louis XIII, lors de leur sacre les rois de France vont s’engager sur un privilegium canonicum, non celui de l’Eglise de France mais celui de chaque évêque et église de son royaume :

Je vous promets et octroie qu’à chacun d’entre vous et aux églises à vous soumises je conserverai le privilège canonique, la loi due et la justice, et que, dans la mesure où je le pourrai, avec l’aide de Dieu, je vous assurerai la défense, comme roi en son royaume le doit faire par droit à chaque évêque et à l’église à lui soumise.

Inconsciemment les rois de France ont préféré se parjurer en favorisant le centralisme romain sur la défense de leurs églises particulières. Ceci pouvait permettre un centralisme et absolutisme de leur pouvoir civil. Si l’absolutisme fut l’ennemi qui fit tomber la royauté française au XVIIIe siècle, il ne pourra pas faire de même à la papauté au XXIe siècle, mais il pourra lui causer des problèmes.

Pour comprendre cette situation il faut revenir avant le concordat de Bologne, la tradition par des élections,  permettait à chaque église de se choisir son évêque. Mais même nommés par le roi, les évêques gardèrent une liberté d’expression et d’action pour le ministère de leur diocèse. Il fallut attendre intrusion des jésuites dans la société civile pour voir se détruire les fondements de l’église et de la société. A partir des Bourbons, en prenant la direction du for interne des rois, les jésuites, par leurs fonctions de confesseurs, purent imposer leur néfaste conception du monde.

Il est certain qu’à partir du début du XVIIIe siècle, même les évêques perdirent : la possibilité d’un honnête débat théologique et intellectuel, et de l’expression des doutes concernant des affirmations et des pratiques qui obscurcissent et blessent l’intégrité du dépôt de la Foi et de la Tradition apostolique. 

Terreur ultramontaine et responsabilité dans la Révolution 

Au Concile de Trente qui donne la définition exhaustive de la foi catholique, et qui est aussi acceptée par les orientaux, à aucun moment ne fut évoquer l’infaillibilité pontificale. Certes elle faisait débat, mais la contester ne valait pas l’anathème. Ce fut à la suite de la publication de la bulle papale Unegenitus. Cet acte du Magistère fut contesté par plusieurs évêques français et l’on peut considérer qu’il s’agit là du premier grand mouvement d’opinion publique en France. Mgr Pierre de Langle, évêque de Boulogne-sur-Mer, écrit en juin 1714, à Mgr Noailles, archevêque de Paris : « Pour moi, j’ai plus de la moitié de mon diocèse, en Artois, où les peuples, non plus que les ecclésiastiques, n’ont point d’autre religion que de croire le pape infaillible et de respecter comme des oracles toutes les décisions qui viennent des tribunaux romains.

C’est une véritable terreur intellectuelle qui s’était instauré contre ceux que l’on désigne du nom de jansénistes, qu’eux-même refusaient. J’ai eu comme beaucoup de bons catholiques eu un biais cognitif dans l’étude de Port Royal qui conduisit, déjà bien avant la proclamation de la bulle papale, jusqu’à destruction des murs de cette abbaye. J’estimais que ces actions contre la liberté de conscience de ces religieuses étaient justifiées. Aucun sentiment d’empathie, de compassion devant la souffrance de ces femmes qui avaient comme seul crime celui défendre une position que l’on retrouve dans l’oraison de collecte du premier dimanche de l’Avant : Réveillez votre puissance, Seigneur et venez, pour que, dans le grand péril où nous sommes à cause de nos péchés, nous puissions trouver en vous le défenseur qui nous délivre et le libérateur qui nous sauve. Lorsqu’on lit les thèses condamnées par bulle Unegenitus, l’on se dit que la logique voudrait que soit condamné une partie de la liturgie romaine.

Cette terreur

En août 1720, l’évêque Mgr Pierre de Langle effectuant une visite dans la paroisse de Quernes est accueilli par une centaine de femmes armées de pierres, de bâtons et de fourches qui l’insultent et l’empêchent de rentrer dans l’église. Outre l’aumônier de l’évêque, plusieurs personnes de l’entourage du prélat sont blessées. En novembre 1720, les membres de la délégation de la paroisse de Quernes venus solliciter le pardon du prélat avouent qu’ils ont été manipulés par des ecclésiastiques antijansénistes du diocèse de Saint-Omer : « Ils nous ont répondu avec beaucoup de candeur et de simplicité que c’étaient les Jésuites et les Capucins de la ville d’Aire, aussi bien que les frères quêteurs qui viennent dans leur paroisse.
il y a les Carmes, les Capucins, les Frères des Écoles Chrétiennes, les Jésuites, les Minimes et les Récollets. La carte démontre qu’à proximité de chaque acte de violence se trouve un couvent, une maison où un collège d’une de ces communautés.
dans les paroisses artésiennes où les curés jansénistes sont contestés.
Il fait une étape à l’abbaye des Prémontrés de Saint-Augustin-lès-Thérouanne. Le 21 août, le prélat accompagné de quelques ecclésiastiques quitte, vers huit heures du matin, ses amis prémontrés pour se rendre, la matinée, dans la paroisse de Quernes et l’après-midi dans celle de Rely. Comme l’exige l’usage, le curé et les habitants ont été avertis de la visite épiscopale plusieurs jours avant. En approchant du village, l’évêque aperçoit un attroupement de femmes et d’enfants [21]. Quelle n’est pas la surprise du prélat lorsqu’en arrivant il voit une centaine de femmes et de filles « armez de pierres, de bâtons et de fourches, qui nous attendaient pour nous empêcher l’entrée de l’église et insulter à nôtre personne même » [22] ? L’évêque continue sa progression et tente de dialoguer avec le groupe de femmes mécontentes « espérant les pouvoir calmer en leur parlant avec douceur et avec charité ». Très vite, les reproches fusent envers le prélat et ses partisans : « Il ne nous a pas été possible d’arrêter leur furie, elles nous ont dit d’abord qu’on leur avait envoyé un curé, gueux, parpaillot, hérétique, damné et janséniste, et les ayant assuré du contraire, une d’elles nous a répondu que nous l’étions nous-mêmes » [23]. L’escalade verbale se mue en agression physique. Pierre de Langle en décrit les moindres détails : « Sur quoi s’animant les unes les autres, elles se sont mis en état de nous assommer à coups de pierres, et l’auraient en effet exécuté, si ceux qui nous accompagnaient ne les eussent pas empêché d’approcher, plusieurs occupaient le cimetière d’où elles jetaient continuellement contre nous de grosses pierres qu’elles détachaient des murs dudit cimetière, en proférant les jurements et les injures les plus atroces sans crainte de Dieu, sans respect pour nôtre caractère » [24]. L’aumônier de l’évêque reçoit plusieurs projectiles. L’évêque bat en retraite mais est poursuivi sur près de quatre kilomètres, jusqu’au village voisin de Blessy, situé dans le diocèse de Saint-Omer, en subissant des jets de pierres et des coups de bâton : « Nous avons pris le parti de nous retirer de peur de plus grands désordres ; mais la fureur de ces femmes n’étant pas assouvie, elles ont commencé à nous poursuivre hors de la paroisse à grands coups de pierres et de bâtons […]. Il ne s’est jamais vu une fureur et un acharnement pareil à celui de ces femmes » [25]. Outre l’aumônier, plusieurs personnes de l’entourage du prélat sont blessées [26]. Pierre de Langle sort miraculeusement indemne de cette embuscade. En sécurité dans la paroisse de Blessy, il renonce à visiter celle de Rely : « où nous savons que les paroissiens s’étaient aussi révoltés contre leur curé, sous le prétexte qu’il était janséniste ; mais ayant su qu’on nous y attendait avec les mêmes dispositions, nous sommes revenus vers le midi dans l’abbaye dont nous étions partis » [27]. Les conséquences de cet « attentat » de Quernes, ont pour effet de multiplier les actes d’hostilité envers les prêtres jansénistes. Pierre de Langle en fait part à Louail : « Jusqu’à présent tous ces maux sont demeurés sans remède et sans punitions ; de sorte que cela fait un mal étonnant dans tout l’Artois. On n’y veut plus recevoir de curés de ma main » [28]. La Gazette de Hollande corrobore ces événements et profite de l’occasion pour insister sur le recul du parti janséniste en Artois [29]En septembre 1720, les curés de Quernes et de Rely sont, de nouveau, expulsés par les paroissiens. Le périodique antijanséniste précise : « Les curés de Quernes et de Rely ont été absolument bannis par leurs paroissiens et leurs maisons rendus inhabitables » [30]. En novembre 1720, le prêtre Boucher, ancien curé expulsé d’Herly est chassé des églises de Saint-Pol-sur-Ternoise et de Ramecourt. Les Sœurs noires lui refusent l’entrée de leur couvent [31] et les habitants de Ramecourt l’empêchent de célébrer l’office [32]. De mai à août 1721, Michel Jollain curé de Renty subit plusieurs mesures vexatoires de la part de ses paroissiens et de clercs antijansénistes. Dans une lettre du 21 août 1721, Michel Jollain décrit ces incidents [33]. L’opposition est menée par le lieutenant de la localité et sa femme. Un jour devant la porte de l’église, le lieutenant menace Jollain, le traite d’excommunié et lui annonce qu’il le chassera rapidement de Renty. Un autre jour, la femme du lieutenant l’interrompt pendant le prône et lui demande de quitter la paroisse. Comme le curé persiste à rester, des adolescents bloquent la porte de l’église et empêchent le curé d’en sortir. À plusieurs reprises, portes et fenêtres du presbytère sont fracturées. On lui dérobe sa réserve de bois et on tue ses volailles. Devant le danger qui grandit, onze archers de la maréchaussée viennent le protéger. Jollain dépose une plainte au bailliage de Saint-Omer. À son retour, il a la désagréable surprise de trouver son presbytère saccagé. Le lieutenant est condamné à 1500 livres d’amende. Jollain ajoute dans sa lettre : « Nos P. P. Récollets de Renty, seraient fâchés qu’on approfondit toute l’intrigue de cette affaire » [34]. De mai à octobre 1721, plusieurs incidents ont lieu à Saint-Pol-sur-Ternoise, où les deux curés sont bousculés par les paroissiennes à plusieurs reprises. En 1721, Pierre de Langle est fatigué et songe à se démettre de son évêché, d’autant plus que les difficultés avec les paroissiens de Calais et de l’Artois amplifient [35]. En 1723, l’assemblée provinciale de Reims, avec l’appui de la cour, cherche à obtenir la déposition de Pierre de Langle. Une nouvelle vague de violence éclate en 1723 en Artois. En juin et juillet 1723, le curé de Dohem est plusieurs fois pris à parti par le bailli et les paroissiens [36]. En octobre de la même année, le prélat est reçu sans violence mais avec une certaine animosité par les paroissiens et le Magistrat de Saint-Pol-sur-Ternoise [37]. En avril 1724, Pierre de Langle décède. Plusieurs ecclésiastiques jansénistes quittent le diocèse. Nous entrons dans une période de répression.
En 1747, Pierre Friocourt fut exilé de sa paroisse et emprisonné. Il resta incarcéré dans plusieurs couvents jusqu’à sa mort en 1754. Son évêque, Mgr de Partz de Pressy avait donné des ordres très précis : On ne [devait] ni le confesser ni le communier, ni même le laisser chanter au Lutrin. De plus, ce prélat donna ordre de : refuser les Sacremens à M. Friocourt en cas de mort. Gravement malade, Pierre Friocourt demanda, en 1754, à l’évêque un confesseur. Le prélat donna : ordre au Prieur de l’enterrer en cas de mort sans cérémonies, ni prières. Le dimanche 22 septembre 1754. Il mourut privé des derniers sacrement.
======

En 1746, Christophe de Beaumont, archevêque de Paris, décide que les fidèles doivent pouvoir justifier d’un billet de confession signé d’un prêtre favorable à la bulle Unigenitus pour recevoir la communion ou les derniers sacrements.

Suite à l’affaire de la bulle Unigenitus,

====

Cette situation a été possible à partir du concile Vatican I :

Les pasteurs de tout rang et de tout rite et les fidèles, chacun séparément ou tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et de vraie obéissance, non seulement dans les questions qui concernent la foi et les mœurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au gouvernement de l’Église répandue dans le monde entier. Pastor Æternus, chapitre 3

En lisant Les principes de la théologie catholique, je ne pense pas que le cardinal Joseph Ratzinger croyait à cette définition. Et en voyant agir, Sa Sainteté le pape François, je ne crois pas que lui même y crois. La frayeur vous prend que je puisse remettre en cause le Premier concile du Vatican. Votre charité de pasteur vous fait craindre pour le salut de mon âme. Pourtant Sa Sainteté le pape Benoît XVI dans l’ouvrage précédemment cité :

La situation de l’Eglise est modifiée quand un Concile qui semblait valide est, après un certain temps, définitivement et universellement considéré comme « brigandage » et exclu de l’histoire narrative de la foi.
Principes de la théologie catholique, Page 237, Téqui, 1985.

s, mes dubia sur le fait que Pastor Æternus est un cheval de Troie, farouchement défendu par les Catholiques conservateurs et dans lequel se cachent les libéraux qui s’en servent pour détruire la sainte Eglise.

Manteau de Noé

En cas de scandale de l’autorité il y a plusieurs attitudes a avoir. Celle de la dénonciation, est légitime, mais parfois en montrant le péché on peut arriver à deux résultats opposés : le doute chez les petits ou même la banalisation de ce péché. Il y a aussi l’attitude qui nous est dicté par l’Ecriture sainte, lorsque se causa le premier scandale d’autorité

Ultramontains

Si l’on voit dans les philosophes des lumières les précurseurs de la Révolution française, il faut se demander ce qui a permis qu’autant d’esprits brillants aient pu être perverti en milieu et société catholique. Ce n’est pas tant que ce furent les jésuites et autres congrégations ultramontaines qui les formèrent dans leur établissements scolaire mais c’est que toute la société du roi, de la noblesse, de la bourgeoisie et au peuple qui avaient été perverti par ces mêmes congrégations.

Ainsi ce même mécanisme ayant détruit les églises de France, la royauté de France est en train de détruire l’église de Rome.

======

Fort du décret de la Faculté de théologie de Paris en 1554, Pasquier entend « avecq toute seurté de [sa] conscience combattre en camp clos, ce monstre, qui, pour n’estre ny seculier, ny regulier, estoit tous les deux ensemble, et partant introduisoit dedans nostre Église un ordre hermaphrodite »2.